Lors du conseil municipal qui s’est tenu le 6 juillet 2026, la ville de Basse-Terre a adopté la délibération décidant de l’acquisition par la ville de la maison Coquille, située 4, rue du Nègre-sans-Peur, et l’une des plus anciennes bâtisses de Basse-Terre et de Guadeloupe.



C’est en 2021 et dans le cadre du dispositif Action Cœur de Ville, que l’Établissement Public Foncier de la Guadeloupe (EPF) devenu Terres Caraïbes, a procédé pour le compte de la collectivité à l’acquisition de la Maison Coquille située à la rue du Nègre sans Peur.
Cette acquisition devait être réalisée via un portage foncier sur une durée de dix années (10 ans), au prix de sept cent neuf mille cent vingt-huit euros soixante-cinq cents (709 128.65 €) hors charges.
Ainsi par courrier en date du 2 mai 2026, le maire de la ville, André Atallah a saisi Terres Caraïbes pour une rétrocession anticipée de la maison Coquille avec un paiement différé sur 4 années échu dans l’année 2029.
La réduction de la durée du portage présente un intérêt financier pour la collectivité enpermettant de limiter le coût global du portage foncier et d’anticiper l’intégration de cette dette dans la stratégie financière communale, nous confirme André Atallah, maire de la ville.
Dans ce contexte, le conseil municipal a approuvé cette rétrocession anticipée pour l’intégration de la maison Coquille avant le terme du portage foncier et a sollicité un remboursement de paiement sur quatre ans, pour le montant toutes charges comprises qui s’élève à sept cent quatre-vingt-trois mille sept cent soixante-quatre euros et quarante-deux cents (783 764.42€).
Construite à la fin du XVIIIe siècle
Classée monument historique en 1990, la Maison Coquille incarne la richesse patrimoniale de Basse-Terre.
Au cœur du centre historique, la Maison Coquille s’impose comme l’un des édifices les plus emblématiques de la ville et de la Guadeloupe. Elle est le témoin de l’importance patrimoniale d’une ville qui compte 21 monuments protégés.
Construite à la fin du XVIIIe siècle sur un terrain acquis par Robert Germain Coquille, alors procureur général au Conseil souverain de la Guadeloupe, elle accompagne l’essor urbain de Basse-Terre. Au fil des décennies, la maison évolue, change de propriétaires et s’adapte aux transformations de la ville.
Une architecture créole singulière
La maison se distingue par son organisation en plusieurs bâtiments disposés en L autour d’une cour centrale, caractéristique de l’architecture créole urbaine. Cette configuration favorise la circulation de l’air, la protection contre les intempéries et la vie en extérieur.
Ses galeries ouvertes jouent un rôle essentiel pour favoriser la ventilation naturelle etconstituent l’un de ses éléments les plus remarquables.
Le jardin, aménagé sur deux niveaux, rappelle également l’étendue initiale du domaine.
Aujourd’hui en cours de valorisation, il participe pleinement au charme du site.
A l’étage, on retrouve 3 studios luxueux.
Un lieu patrimonial toujours vivant
La Maison Coquille reçoit artistes et publics dans le cadre d’un projet culturel englobant une programmation de monstration (expositions, restitution), de diffusion (des concerts tels que la Jam Tambou ou le Kontré Akoustik) et le résidences artistiques Marthe-Rose dite Toto, dont les artistes sont hébergés par la ville dans cette structure.
Certains espaces ont été adaptés à ces usages, comme une cuisine aménagée pour recevoir les artistes en résidence. La direction de la culture de la ville de Basse-Terre est installée dans cette enceinte.
Un enjeu majeur pour la ville
Dans une ville qui possède un patrimoine particulièrement riche, les choix deviennent inévitables. Restaurer, entretenir, prioriser : autant de décisions qui engagent l’avenir de ces bâtiments.
L’acquisition de la Maison Coquille par la ville de Basse-Terre apparaît ainsi comme un symbole fort : celui de la préservation d’un héritage précieux, mais aussi d’un défi économique majeur pour Basse-Terre.
IL A DIT
« Après mûre réflexion, et une longue discussion avec les élus de la majorité, la décision a été prise d’anticiper l’acquisition définitive de ce site extraordinaire. La possibilité d’étaler le paiement sur 4 ans, soulage notre trésorerie. D’autres possibilités ont été envisagées, entre autre l’acquisition par un partenaire privé qui était initialement envisagée. Mais la décision de cette acquisition par la ville de Basse-Terre a été validée. J’en suis très satisfait car j’en suis persuadé, c’est le bon choix. »
André Atallah, maire de Basse-Terre





















