C’est une idée originale. Elle s’appelle « Jeudis du tourisme ». C’est le nouveau cycle de rencontres lancé par le Département Guadeloupe, à l’initiative de la Direction du tourisme, au sein de la Maison Karukéra.
De quoi s’agit-il ? Un jeudi sur deux, à 18 h 30, professionnels, experts et acteurs du territoire sont invités à partager leurs expériences et à débattre des transformations de la destination, autour de cinq grands enjeux : patrimoine, culture, innovation, numérique et transmission
La première c’était jeudi, avec un espace installé au cœur de la scénographie « Balad Péyi », constituée de photographies que l’on doit à Daniel Dabriou, photographe guadeloupéen. Ces rencontres entendent faire de la Maison Karukéra un espace vivant de réflexion, de dialogue et d’expérimentation, au service de la
valorisation de la Guadeloupe.



Face à un public d’une cinquantaine de personnes, Caroline Romney, directrice du Tourisme au Conseil départemental, avec de part et d’autre, Daniel Dabriou et David Laporal, ethnoarchéologue, sous-directeur du Patrimoine au Département et directeur du Musarth.
Le témoignage de David Laporal a ceci d’intéressant qu’il a travaillé longtemps en région parisienne, donc qu’il a pu appréhender l’image que l’on se fait ailleurs de la Guadeloupe, que l’on soit hexagonal ou Antillais de France.
Ce qu’il faut, dit-il, c’est construire et transmettre une image de la Guadeloupe, et pour cela faire appel à l’archéologie, donc à l’histoire du pays. C’est l’histoire qui a façonné le pays. L’exposition d’images, comme celle qui est à la Maison Karukéra, Balad Péyi, permet d’accrocher les passants, qu’ils soient d’ailleurs étrangers ou Guadelopupéens. D’où l’importance de transmettre aussi par l’image.
Daniel Dabriou, c’est l’homme image. Photographe de grand talent, il a passé sa vie à clicher des personnages de la vie de tous les jours dans leur univers, des paysages traditionnels dans leur jus.
« Il faut, pour faire un bon portrait, prendre le temps de parler, abolir la distance entre le photographe et son sujet. Rester neutre mais transmettre ce qu’on a compris au moment de déclencher l’obturateur (Daniel Dabriou, qui dispose d’une chambre noire mobile, utilise souvent de l’argentique). »
Les questions fusent. L’idée de tels échanges est bonne.
Prochains rendez-vous
1er octobre – « Vivre la Guadeloupe autrement : le numérique au service d’un tourisme immersif », à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme, avec Patrice Abaul (Eye & Eye), Sylvia Phibel (Caraïbes Factory) et Florence Lombardo (scénographe de Balad Péyi). Une expérience en réalité virtuelle sera proposée au public.
15 octobre – « Tradition, transmission, destination : le canot saintois à la conquête de l’UNESCO », avec Florabelle Spielmann (Département), Karl Chipotel (ANASA) et Aurélien Anzala (CTIG), précédée d’un atelier d’initiation aux nœuds marins.

























