Le Syndicat des personnels de l’éducation en Guadeloupe (SPEG), présidé par Jean Dernault, a organisé son assemblée générale annuelle mercredi 16 septembre salle culturelle Rémy-Nainsouta à Pointe-à-Pitre.
Pour cette rentrée 2026-2027, le syndicat a rappelé les différentes problématiques qui entourent les métiers de l’éducation en Guadeloupe.
La rentrée scolaire 2026-2027 a été marquée par une baisse des emplois pour les métiers de l’éducation, ce qui a été désigné comme la première problématique. Le SPEG s’oppose à la politique de la baisse des emplois menée par le rectorat sur plusieurs points.
Premièrement, le rectorat affirme, selon le syndicat, que la baisse des emplois est due à la baisse démographique qui touche la Guadeloupe. Du côté du SPEG on dénonce une vision « comptable » des métiers de l’enseignement, sans prendre en compte que les enseignants peuvent avoir de la proximité avec les enfants en raison de cette baisse démographique, ce qui débouche sur un meilleur encadrement et enseignement.
Le syndicat réclame au contraire plus de postes pour parfaire l’éducation des élèves et accompagner les élèves qui ont besoin d’une attention particulière.
Les accompagnants des enfants en situation de handicap (AESH) rencontrent plusieurs problématiques, selon le syndicat. Premièrement un manque de postes comparé à la charge de travail. En outre, les AESH réclament des contrats avec d’avantage d’heures de travail afin qu’ils soient similaires avec ceux proposés dans les autres départements de France.
« Les AESH ont besoin de plus d’heures que les 21 heures proposées. La majorité des départements sont à 24 heures minimum », affirme Jean Dernault, secrétaire général du SPEG. Les AESH se plaignent également de la rémunération jugée trop faible.
Par ailleurs, le syndicat affirme que certaines politiques menées par le rectorat pour cette rentrée nécessitent une augmentation des postes. Par exemple, le téléphone portable est interdit dans les collèges et lycées pour les élèves. « Il faut des assistants d’éducation pour faire respecter ces nouvelles directives », remarque Jean Dernault.
Enfin, le syndicat affirme que les postes supplémentaires permettront à des jeunes diplômés guadeloupéens de revenir en Guadeloupe, ce qui est une mesure concrète pour lutter contre la baisse démographique. « Si tous les jeunes s’en vont pour trouver du travail ,qui va faire des enfants ? ».
Jean Dernault souligne aussi que la rentrée scolaire 2026-2027 s’est déroulée dans un contexte de violence grandissante à l’intérieur et aux abords des établissements scolaires. « L’insécurité est un autre point qui démontre la nécessité d’embaucher pour assurer plus de sécurité et de surveillance dans les établissements », affirme Jean Dernault.
Tafari Tirolien






















