Jusqu’au lundi 14 septembre, le Conseil électoral provisoire (CEP) avait enregistré en ligne trois candidats à la présidence, 68 au Sénat et 205 à la députation.
Parallèlement à l’inscription en ligne, le CEP invite les candidats à déposer les pièces requises pour leur candidature du 13 au 22 septembre. Dans le même temps, seules 25 organisations politiques sur 105 agréées ont pu enregistrer leurs 30 000 membres, condition légalement indispensable pour désigner des candidats.
Visiblement, les candidats ne se bousculent pas au CEP. Alors que le processus d’inscription en ligne des candidats avait commencé le 20 août pour prendre fin le 20 septembre 2026, seuls trois candidats à la présidence, 68 au Sénat et 205 à la députation s’étaient déjà inscrits en ligne à la date du lundi 14 septembre, selon des sources au CEP.
Il faut souligner que seules les organisations politiques ayant enregistré leurs 30 000 membres sur la plateforme numérique du CEP sont habilitées à inscrire des candidats aux prochaines élections. Nos sources au Conseil électoral ont confié au journal que 25 organisations politiques, dont 14 partis et 11 groupements, sur les 105 agréées ont déjà enregistré leurs 30 000 membres.
Parallèlement à l’inscription en ligne, le Conseil électoral provisoire informe les partis et groupements politiques, ainsi que les candidats et candidates, que le dépôt des pièces et l’accomplissement les formalités relatives aux déclarations de candidature pour les prochaines élections se dérouleront du 13 au 22 septembre 2026.
Le CEP précise que pour les candidatures au Sénat, les pièces devront être déposées au bureau électoral départemental (BED) du département concerné. Pour la députation et les collectivités territoriales, les formalités pourront être accomplies auprès des bureaux électoraux communaux (BEC) territorialement compétents.
Les candidats et candidates à la présidence et au Sénat pour le département de l’Ouest effectueront le dépôt des pièces et des formalités y relatives au siège du Bureau électoral départemental de l’Ouest I (BED Ouest I), à l’annexe du CEP, sise à la route de Frères.
« Pour pallier certaines contraintes et garantir la continuité du processus dans certaines communes, le Conseil électoral précise que les déclarations de candidature pour les postes de député et des collectivités territoriales seront reçues directement auprès des BED respectifs. Ainsi, pour les circonscriptions électorales de Carrefour, de Gressier, de Kenscoff, Cabaret, Cornillon/Grand-Bois, Croix-des-Bouquets, Fonds-Verrettes, Ganthier, de Thomazeau et de Port-au-Prince III, les pièces seront reçues, sous toute réserve, au BED Ouest I », explique le CEP.
L’institution électorale ajoute que, pour les candidats et candidates à la députation et aux collectivités territoriales, pour les circonscriptions électorales de Grande-Saline, de La Chapelle, de Liancourt, de Marchand-Dessalines, de Montrouis, de Petite-Rivière de l’Artibonite et de Verrettes, les pièces devront être déposées au BED de l’Artibonite. Ceux et celles des circonscriptions de Mirebalais et de Saut-d’Eau devront déposer les leurs au BED du Centre.
Le paradoxe de cette annonce du CEP est que, dans la plupart, voire la totalité des communes concernées, il n’existe pas de Centre d’inscription et de vote (CIV). Or, pour pouvoir voter, un citoyen doit d’abord être inscrit et ne peut voter que dans le centre où il est enregistré. Dans ces conditions, une question se pose : comment des candidats pourront-ils solliciter les suffrages d’électeurs dans des circonscriptions où il n’existe, à ce stade, de centres permettant leur inscription et leur vote ?
Le risque est donc de voir des candidats se retrouver en lice dans des territoires où, en pratique, ils ne disposeraient d’aucun électorat en mesure de voter.
Source : Le Nouvelliste

























