Dans les pays de la Caraïbe et en Amérique Latine, le FMI estime que la croissance devrait rester « stable à 2,4 % » en 2026, puis augmenter légèrement pour atteindre 2,7 % en 2027.
L’incertitude liée aux tensions géopolitiques au Moyen -Orient reste le risque le plus immédiat pesant sur la stabilité macroéconomique. La Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL C) souligne d’ailleurs que « les effets de ce conflit ne vont pas se résorber rapidement, malgré les avancées diplomatiques. »
Bien que la région ait une faible exposition commerciale directe avec le Golfe Persique (1,4 % des exportations et 0,7 % des importations), les effets de la crise sont hétérogènes dans la région.
Le Guyana, Trinité-et-Tobago et l’Équateur bénéficient d’une amélioration de leur balance commerciale respectivement de 17 points, 1,5 et 0,9 point de PIB.
À l’inverse, plusieurs États de la Caraïbe subissent la hausse des cours du pétrole. À la Barbade, le déficit commercial des biens risque de se creuser, passant de 14,2 % à plus de 16,0 % du PIB.
Face à la hausse des prix pétroliers, plusieurs gouvernements ont pris des mesures de soutien ciblées. En Dominique, le Parlement a approuvé la prolongation jusqu’à fin juillet des exonérations de TVA et de droits de douane sur les produits de première nécessité, une réponse directe à la pression inflationniste importée.
Progression des investissements étrangers en République dominicaine
Dans ce contexte marqué par l’incertitude géopolitique, les économies caribéennes affichent des dynamiques très hétérogènes. La République dominicaine reste résiliente : le pays a enregistré une croissance de 4,5 % en glissement annuel au premier semestre 2026, portée par une progression des investissements directs étrangers de 7,7 % sur la période. Le FMI souligne la solidité de ce modèle de croissance, capable d’absorber les chocs externes, tout en poursuivant une trajectoire de réduction de la pauvreté : le taux de pauvreté ayant reculé de 2,7 points de pourcentage entre le premier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026.
Toujours plongée dans une crise économique prolongée, Haïti devrait subir une nouvelle contraction de son PIB de l’ordre de 1,4 % selon la CEPALC (Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes).
Sur le plan institutionnel, Sainte-Lucie et le Guatemala ont franchi une étape en devenant officiellement pays actionnaires de la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes (CAF). Les deux États sont désormais actionnaires de série « C », leur permettant de bénéficier du soutien financier, de l’assistance technique et des services fondés sur l’expertise de la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes, adaptés à leurs objectifs de développement.
























