Dans le cadre de ses missions relatives à la protection animale, la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF) est intervenue les 3 et 4 septembre sur la commune de Saint-François.
Cette intervention s’est déroulée dans le cadre d’une réquisition effectuée par la gendarmerie de Saint-François, à la suite d’un signalement faisant état d’une situation de maltraitance animale.
Sur place, les agents ont constaté la présence de plusieurs équidés, dans un état de dénutrition avancé.
Les chevaux étaient maintenus dans des parcelles dépourvues de toute couverture herbacée. Leur état physique témoignait d’une privation prolongée et d’un manquement grave à leurs besoins vitaux.
Six chevaux ont fait l’objet d’une saisie pénale sur décision du parquet de Pointe-à-Pitre. Ils ont pu être mis en sécurité et pris en charge par l’OABA (œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs), association œuvrant pour la protection des animaux de rente et des équidés, où les soins nécessaires leur seront prodigués afin de leurs permettre de retrouver des conditions de vie compatibles avec leur bien-être.
L’enquête pénale se poursuit sous l’autorité du parquet de Pointe-à-Pitre.
La mobilisation conjointe et efficiente de la gendarmerie, de la DAAF et de l’association OABA s’inscrit dans la continuité des actions menées sous l’égide des parquets du département pour faire cesser et prévenir les situations de maltraitance animale.
Cette intervention rappelle que l’abandon et les mauvais traitements infligés aux animaux constituent des infractions pénales, susceptibles de poursuites judiciaires. Le Code pénal, dans son article 121-2, prévoit que les mauvais traitements envers un animal domestique est passible de sanctions lourdes. La
peine encourue pour un tel acte pour un établissement détenant des animaux est jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 75 000 euros.

























