Martinique. L’hommage de Serge Letchimy à Antoine Wiltord

Antoine Wiltord est décédé. Serge Letchimy lui rend ici hommage.

Il y a des nouvelles que l’on reçoit et que l’on voudrait pouvoir refuser. Celle du départ d’Antoine Wiltord en fait partie.

Parce qu’aujourd’hui, derrière le militant, derrière l’homme engagé, derrière toutes les années données aux autres, c’est d’abord un ami que je perds.

Antoine appartenait à cette génération d’hommes pour qui l’engagement n’était ni une posture ni une affaire de circonstances.

Militant de la première heure du Parti Progressiste Martiniquais, il avait fait de la fidélité à ses convictions une manière de traverser la vie.

Technicien du bâtiment, membre du Club Colonial, Antoine aimait le travail bien fait, l’effort, le collectif et cette idée toute simple que l’on avance mieux lorsque l’on avance ensemble.

Mais ceux qui ont connu Antoine savent qu’un homme ne se résume jamais à ses fonctions, à ses engagements ou à son parcours.

Moi, je me souviendrai surtout de l’ami.

De sa présence. De nos échanges. De cette simplicité qui était la sienne. De ces petits moments auxquels on ne donne pas toujours d’importance lorsqu’on les vit et qui, lorsque quelqu’un s’en va, deviennent soudain immensément précieux.

C’est peut-être cela qui rend la disparition d’un ami si douloureuse : comprendre qu’il n’y aura plus de prochaine fois.

Plus de prochaine conversation. Plus de prochain sourire. Et réaliser tout ce que représentait une présence lorsqu’elle devient un souvenir.

À son épouse, à sa fille Maïda, à toute sa famille, à ses proches, à ses camarades du PPM et du Club Colonial, j’adresse mes pensées les plus affectueuses et mes condoléances les plus sincères.

Antoine, mon ami, tu as beaucoup donné sans jamais faire de bruit.

Aujourd’hui, ton absence, elle, en fait énormément.

Repose en paix.

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