Entre juillet 2025 et juin 2026, 3 040 redressements et liquidations judiciaires d’entreprises ont été enregistrés dans les Outre-mer.
L’IEDOM et l’IEDOM ont publié les statistiques actualisées des défaillances d’entreprises dans les territoires ultramarins. Il apparait que la hausse des défaillances d’entreprises en Outre-mer est nettement plus rapide que dans l’Hexagone.
Entre juillet 2025 et juin 2026, 3 040 redressements et liquidations judiciaires d’entreprises ont été enregistrés dans les Outre-mer. Sur un an, le nombre de défaillances progresse de 14,9 %, un rythme en nette accélération par rapport au premier trimestre 2026 (+10,4 %).
« Cette hausse est nettement supérieure à celle observée au niveau national : sur la même période, 70 803 défaillances ont été enregistrées en France, soit une progression de 5,1 % », commente l’IEDOM.

Le commerce et la réparation automobile particulièrement touchés
L’augmentation du nombre de défaillances touche la quasi-totalité des secteurs d’activité. Les secteurs d’activité qui contribuent le plus à la hausse globale observée au deuxième trimestre 2026 sont :
- le commerce et la réparation automobile (+ 24,1 %),
- l’enseignement, santé, action sociale et services aux ménages (+23,5 %),
- le transport et entreposage (+47,2 %)
- les entreprises du conseil et services aux entreprises (+12,3 %).
La hausse du nombre de défaillances ralentit pour trois secteurs d’activité : la construction (+6,3 % après +9,1 % au premier trimestre 2026) ; l’hébergement-restauration (stable au deuxième trimestre 2026 après +5,8 %) ; et enfin le secteur conseils et services aux entreprises (+12,3 % après +13,7 %).
Les situations restent contrastées selon les géographies. Aux Antilles, la hausse des défaillances sur 12 mois s’accélère fortement après un ralentissement au trimestre précédent.
Elles progressent ainsi de 29 % en Guadeloupe et de 18,5 % en Martinique en glissement annuel. Cette tendance se vérifie également à La Réunion, où la reprise de la hausse des défaillances amorcée au trimestre précédent s’intensifie au deuxième trimestre, avec une progression de 17,7 %.
En Guyane, le nombre de défaillances poursuit également sa progression, atteignant 175 procédures au deuxième trimestre.
En Polynésie française, les procédures collectives repartent à la hausse (+10,1 %) après plusieurs trimestres de recul.
À l’inverse, le nombre de défaillances sur 12 mois recule de 12,5 % en Nouvelle-Calédonie, après plusieurs trimestres de hausse.
Services aux entreprises, construction, santé, action sociale…
En Guadeloupe, après un ralentissement au premier trimestre 2026, les défaillances accélèrent à nouveau au deuxième trimestre. En hausse de 29 % sur un an, elles progressent sensiblement dans les secteurs du conseil et des services aux entreprises, du commerce et de la réparation automobile ainsi que de l’industrie.
En Martinique, l’accélération est également marquée : le nombre de défaillances augmente de 18,5 %, contre +8,5 % au premier trimestre 2026. Le secteur de la construction est particulièrement concerné, avec une hausse de 71 % des procédures.
En Guyane, le nombre de défaillances augmente sur un an pour atteindre 175 procédures. Les hausses sont significatives dans la quasi-totalité des secteurs.

La croissance des défaillances s’accélère à La Réunion au deuxième trimestre 2026 et atteint +17,7 %. L’enseignement, santé, action sociale et services aux ménages et le commerce sont les deux secteurs d’activité qui participent le plus fortement à cette hausse.
À l’inverse, le nombre de défaillances recule en Nouvelle-Calédonie (-12 %). Cette baisse concerne une majorité de secteurs, avec une contribution particulièrement importante du commerce et de l’hébergement-restauration.
Après deux trimestres consécutifs de baisse sur un an, le nombre de défaillances repart à la hausse au deuxième trimestre 2026 en Polynésie française. La progression de 64 % dans le commerce explique en grande partie cette évolution.






















