Les dossiers qui menacent la pérennité des exploitations, dans l’Hexagone et en Outre-Mer, ont été abordés par la FNSEA et ses représentants ultramarins lors d’une rencontre avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-Mer.
La FNSEA* et les élus des FDSEA** de Mayotte, de La Réunion et de Martinique, ont été reçus par la ministre des Outre-mer. Les représentants de la FNSEA et de son réseau ultramarin ont alerté la ministre sur l’urgence et la gravité de la situation agricole dans les DOM, jeudi 10 septembre.
Sécheresse, forte hausse des coûts des moyens de production, mise en oeuvre et négociation du Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI) : l’ensemble des dossiers qui menacent aujourd’hui la pérennité des exploitations a été abordé.
À la suite d’une réunion inter-DOM organisée la veille à la FNSEA, les élus du réseau ont rencontré la ministre des Outre-Mer avec « détermination et la volonté de porter la voix des agricultrices et agriculteurs de leurs territoires. »
Consciente de la place centrale qu’occupe l’agriculture dans ces départements, la FNSEA est particulièrement inquiète de la situation que traversent actuellement les exploitations agricoles, confrontées notamment à la sécheresse et à l’envolée des coûts des moyens de production, tels que les engrais ou le gazole non routier (GNR).
Avec la Ministre des Outre-Mer, « chacun des intervenants a pu présenter ses revendications et faire part des principales difficultés rencontrées sur le terrain. »
« L’urgence est la même en Outre-mer que dans l’Hexagone »

À l’issue des échanges, la ministre des Outre-mer s’est engagée à apporter des réponses concrètes sur plusieurs dossiers prioritaires :
- Accompagner rapidement le déploiement du plan CASI, notamment aux Antilles.
- Porter vers les autres ministères les spécificités de l’agriculture ultramarine pour que les dispositifs nationaux puissent y être applicables (aide carburant, engrais…)
- S’engager dans l’élaboration et l’examen du PLF/PLFSS pour maintenir les mesures fiscales et sociales adaptées aux fermes des Outre-Mer
- Peser pour que l’Etat et les collectivités s’engagent dans un déploiement efficace et rapide des fonds FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural).
- Maintenir le dispositif POSEI dédié dans la future programmation de la PAC, doté d’un budget à la hauteur des enjeux.
« Cette rencontre a été l’occasion de rappeler à la ministre Naïma Moutchou une revendication claire : l’agriculture doit être une priorité, partout sur le territoire national, insiste la FNSEA. Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures. L’urgence est la même en Outre-mer qu’en métropole et les dossiers doivent avancer à la même vitesse. Pour la FNSEA, l’ensemble du territoire doit bénéficier d’un même traitement face aux difficultés qui s’accumulent. »
*FNSEA : Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles. **FDSEA : Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles.
« Les agriculteurs ultramarins doivent pouvoir compter sur l’État »

Dans un tweet, Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, est revenue sur sa rencontre avec la FNSEA et ses représentants ultramarins :
« Les agriculteurs ultramarins doivent pouvoir compter sur l’État. Nous connaissons leurs difficultés, aggravées par les aléas climatiques, l’éloignement, les surcoûts et des trésoreries sous tension. Et nous agissons. Sur le POSEI, nous avons obtenu gain de cause : ce soutien essentiel à l’agriculture ultramarine est préservé. L’ODEADOM continuera de jouer pleinement son rôle auprès de nos filières d’élevage et de diversification. Aux Antilles, le plan d’urgence annoncé par Annie Genevard face à la sécheresse sera pleinement déployé, en complément des dispositifs que nous mobilisons depuis le ministère des Outre-mer. Il reste du travail. Notamment pour débloquer plus vite les financements européens lorsque les projets sont prêts. Je m’y suis engagée ces dernières semaines et je continuerai à avancer. »

























