Cette semaine, les parlementaires Elie Califer, député de la Guadeloupe, et Victorin Lurel, sénateur des îles de Guadeloupe, ont été reçus, à la demande du député, par le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) de Guadeloupe, M. Luccioni-Michaux, pour une réunion de travail de plus de trois heures consacrées aux principaux enjeux sanitaires du territoire.
Cette rencontre a permis d’échanger sur de nombreux chantiers en matière de santé en Guadeloupe :
- la situation des établissements publics de santé (CHU, CHBT, CHCBE, EPSM) et celle des établissements privés ;
- la poursuite du subventionnement de la modernisation et de la rénovation de certains établissements tels le CHBT ;
- La meilleure prise en compte de la baisse de la natalité, de la mortalité infantile, des projets de fermeture ou de déclassement aveugles des maternités à l’instar celle de Basse-Terre ;
- La révision des refus d’agrément pour l’ouverture de cliniques privées en matière de PMA en émulation avec le service du CHU ;
- l’accès aux soins des guadeloupéens et la quasi-absence de lits en soins palliatifs ;
- l’offre de santé de proximité et la couverture médicale, les dérives de la financiarisation dans certains secteurs, la situation et les agréments des maisons de santé et des centres médicaux, la sécurisation des médecins régulateurs et de gardes de l’ADGUPS…
- la démographie médicale et ses sombres perspectives, la répartition des médecins par zonage, la situation des praticiens à diplômes hors Union européenne (PADHUE) ; les constats et perspectives de pénurie dans certaines spécialités de médecine sous-dotées (radiologie, gériatrie, orthopédie …)
- l’accompagnement des professionnels de santé (les départs à la retraite et leur remplacement) ;
- la prévalence importante de pathologies en Guadeloupe insuffisamment priorisées : DIABÈTE, AVC, HTA, maladies vectorielles … ;
- la nécessaire solution de compromis et de transition en matière de transport sanitaire ;
- le fonctionnement du SAS – Service d’accès aux soins – et plus largement l’organisation territoriale de l’accès aux soins ;
- les conséquences sanitaires liées à la chlordécone ;
- la lutte contre les moustiques et autres insectes vecteurs ;
- la situation des entreprises adaptées pour une société plus inclusive car les besoins augmentent alors que les moyens diminuent.
CONCERNANT LA SANTE MENTALE
Une attention particulière a été portée sur la crise structurelle et profonde du secteur de la santé mentale ;
Les discussions ont notamment porté sur la nécessité :
- d’impulser une véritable dynamique territoriale en matière de santé mentale ;
- de renforcer la prévention, particulièrement auprès des enfants et des jeunes ;
- d’améliorer les délais et les conditions de prise en charge ;
- de permettre aux collégiens et aux jeunes en difficulté d’accéder plus rapidement à une évaluation et, lorsque cela est nécessaire, à un rendez-vous en CMP ;
- d’apporter une attention particulière à la psychologie et à la pédopsychiatrie ;
- d’améliorer l’efficience et le pilotage budgétaire du secteur ;
- de poursuivre la réflexion sur l’organisation et l’avenir de l’EPSM.
- de connaître les étapes du projet de reconstruction de l’EPSM sur le site de Choisy
CONCERNANT LE CHU
La situation du CHU de la Guadeloupe a occupé une place importante dans les échanges.
L’un des objectifs prioritaires demeure l’achèvement du déménagement vers le nouveau CHU et l’installation progressive des différents services.
Une attention particulière doit être portée à l’organisation du transfert des patients, notamment des patients couchés, ainsi qu’au transport sanitaire et aux moyens ambulanciers nécessaires pendant la période de déménagement envisagée entre
novembre 2026 et janvier 2027.
Les échanges ont également porté sur la situation financière du CHU, la nécessité de poursuivre son redressement ainsi que sur l’organisation des différentes activités de soins.
Concernant la dialyse, la nécessité de trouver une organisation administrative adaptée a été évoquée, avec la volonté de conserver les différents sites.
Au-delà des constats, l’objectif est clair : faire remonter les réalités et les besoins du terrain, identifier les leviers d’action et poursuivre le dialogue avec les acteurs institutionnels.
À l’approche des discussions budgétaires nationales, la nécessité de maintenir les financements nécessaires au fonctionnement de ces établissements, et mieux, d’obtenir des dotations supplémentaires lors des débats du PLF et du PLFSS à l’assemblée nationale et au sénat.
Ces échanges doivent désormais permettre de poursuivre le travail lors de rencontres régulières avec les différents acteurs concernés et d’identifier les réponses concrètes pouvant être apportées aux besoins de la population guadeloupéenne.
























