Guyane. Le mouvement lycéen prend de l’ampleur

« Les mouvements actuels dans plusieurs lycées de Guyane ont connu aujourd’hui des développements violents qui ne sont pas acceptables », relève le préfet.

Il poursuit : « Si l’expression de revendications est légitime, les violences et les dégradations mettent en danger l’ensemble de la communauté éducative et ne peuvent être tolérées.

L’action des forces de police et de gendarmerie mobilisées durant la matinée vise à garantir le droit de manifester tout en prévenant les violences et les dégradations et en empêchant les blocages des établissements.

Le préfet et le recteur appellent les lycéens au calme et au dialogue, dans le cadre des instance prévues à cet effet et remercient les forces de sécurité et les sapeurs-pompiers pour la réponse adaptée qu’ils ont apportée aujourd’hui et continueront, si nécessaire à apporter demain.

Le dialogue se poursuit sous l’égide du recteur qui a réuni aujourd’hui les conseils de vie lycéenne dans les établissements ainsi que le conseil académique de la vie lycéenne en session extraordinaire afin de recueillir directement les revendications des élèves. »

De quoi se plaignent-ils ? De classes surchargées, de manque de climatisation, de sanitaires dégradés, de matériel défaillant. Et de bâtiments à la structure rouillée, avec moisissures, des toitures tombées, des rats dans la cuisine, des coupures d’eau et d’électricité incessantes, des ventilateurs cassés. Les toilettes ne ferment plus, le papier et le savon manquent. 

Presque tous les établissements présentent le même constat. Les critiques fusent contre le rectorat (classes surchargées, manque de professeurs…) et la CTG (tout le reste).

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Email

Actualité

Politique

Economie

CULTURE

LES BONS PLANS​