Le recteur Guillaume Gellé rencontrera les équipes jeudi. Sandra Trochimara, présidente de la Communauté d’agglomération des communes du littoral (CACL) a réagi.
Un enfant de 7 ans est mort après avoir été oublié toute la matinée dans un car scolaire à Matoury (Guyane), mardi. Pris en charge le matin mais jamais déposé à son école, il a été retrouvé sans vie en début d’après-midi le même jour. L’émotion est grande. La population demande des explications.
« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris hier en fin d’après-midi le décès tragique d’un élève de 7 ans scolarisé à l’école Jacques Lony de Matoury », exprime le recteur.
Il poursuit : « En ces circonstances douloureuses, j’adresse personnellement et au nom de l’ensemble de l’académie, mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches. J’assure également la communauté éducative de tout mon soutien dans cette épreuve.
Une cellule d’écoute a été mise en place dès que l’institution a eu connaissance du drame. Elle sera maintenue jusqu’à vendredi afin d’accompagner les élèves, les personnels et les membres de la communauté éducative qui en ressentiraient le besoin.
Je me rendrai demain, jeudi 15 octobre, à l’école Jacques-Lony pour échanger avec les équipes et les élèves et leur témoigner de notre soutien. »
« Dysfonctionnements »
Face à ce qu’elle qualifie de « série de dysfonctionnements », la présidente de la CACL, Sandra Trochimara, a exprimé son émotion tout en annonçant des décisions immédiates.
« Au-delà de la douleur face à ce drame, toute une série de dysfonctionnements a été constatée sur cette ligne. Indépendamment de l’enquête en cours et dans le cadre des relations contractuelles qui nous lient au prestataire, cela nous amène à prendre des mesures conservatoires à son encontre pour cette ligne. »
Sandra Trochimara est également revenue sur le non-respect manifeste du cadre réglementaire encadrant la délégation de service public.
« Le cadre réglementaire, particulièrement strict pour le transport d’enfants, impose la présence d’un chauffeur et d’un accompagnateur. L’accompagnateur doit veiller aux conditions de sécurité lors de la montée, pendant le trajet et à l’arrivée devant l’établissement. À ce stade, nous constatons que l’ensemble de ces règles n’a pas été appliqué, ce qui a conduit à l’oubli d’un enfant dans le bus. Il n’est pas descendu à son école et a été retrouvé décédé en début d’après-midi, enfermé dans le véhicule.
À titre conservatoire, la gestion de la ligne de transport concernée a été immédiatement retirée au prestataire impliqué, et ce jusqu’à nouvel ordre. »
























