Guadeloupe. Economie de la mer et du littoral : les perspectives d’Alain Maurin pour l’archipel

Dans Economie de la mer et du littoral : Pour plus d’avenir en bleu, Alain Maurin, économiste, professeur des Universités, propose des pistes pertinentes pour laisser pleinement s’exprimer le potentiel maritime de la Guadeloupe. Avec réalisme et sans procrastination.

Dans un territoire culturellement tourné vers l’intérieur des terres, Alain Maurin, professeur des Universités, directeur du Centre de recherche en économie et en droit du développement insulaire, doyen de la faculté des sciences juridiques et économiques de l’Université des Antilles, invite à investir le littoral pour faire de l’économie bleue une réalité.

Richement documenté, avec des analyses de haute qualité, Economie de la mer et du littoral : Pour plus d’avenir en bleu, publié aux éditions Jasor, décrit avec minutie le potentiel économique de la Guadeloupe. Alain Maurin traduit ses constats et analyses en propositions concrètes pour passer d’un bord de mer sous-valorisé à une valorisation durable du littoral et de la mer. Des éléments d’autant plus précieux à l’heure où la Guadeloupe subit l’obsolescence de son modèle économique.

Avec méthode, Alain Maurin pose le cadre en rappelant les – solides – atouts qui permettent d’envisager un avenir en bleu pour la Guadeloupe. L’Archipel est l’un des départements d’Outre-mer au plus long linéaire côtier qui vaut à la France d’être classée « deuxième espace maritime » au monde.

5 îles, 40 îlets, une biodiversité exceptionnelle…

Alain Maurin, professeur des Universités.

La Guadeloupe, papillon de 1 628 km2, possède en réalité une immense Zone économique exclusive (ZEE) : 95 978 km2. Soit, une surface plus grande que celle d’Etats voisins comme Trinidad-et-Tobago, et d’autres auxquels on ne songerait même pas à comparer la Guadeloupe : Singapour, l’Allemagne, la Lituanie, Singapour, la Belgique… La Guadeloupe compte 5 îles (Basse-Terre, Grande-Terre, La Désirade, Marie-Galante et les Saintes) et 40 îlets, dont Kahouanne, l’îlet du Gosier, Petite Terre, Vieux-Fort, l’îlet Cabrit…

Sans négliger la nécessaire prise de conscience de la fragilité des espaces maritimes, Alain Maurin évoque plusieurs champs à explorer : la valorisation de la biodiversité, les sports nautiques, l’économie sociale et solidaire, les laboratoires de recherche, les transformations halieutiques… Quant aux plages qui contribuent à la réputation de l’archipel, Alain Maurin suggère de passer « d’une utilisation passive » à la création d’une réelle filière économique.

Accessibles à tous les publics, cette somme d’informations permet d’envisager concrètement comment la Guadeloupe peut se construire un avenir économique en toute autonomie. L’ouvrage d’Alain Maurin fera date.

Une première présentation publique est programmée à l’Arawak Beach Resort (Le Gosier), vendredi 16 octobre, à 19 heures.

Alain Maurin échangera avec plusieurs invités : Camille Cocly, avocat au barreau de Guadeloupe, docteur en droit et sciences criminelles, Carl Chipotel, président de l’ANASA et Teddy Bernadotte, directeur territorial, chercheur et acteur engagé dans les réalités de la Guadeloupe.

Cécilia Larney

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