Armée. La mission Jeanne d’Arc en exercice à Marie-Galante et Basse-Terre jusqu’au 21 mai

Après un passage au Brésil et en Martinique, le groupe Jeanne d’Arc est depuis hier (dimanche 17 mai) dans l’archipel guadeloupéen.

Le groupe amphibie Jeanne d’Arc évoluera à proximité des îles de la Guadeloupe où son Groupement tactique embarqué mènera plusieurs exercices amphibies et manœuvres terrestres avec ses véhicules, à Marie-Galante, du 17 au 21 mai, et dans la région de Basse-Terre, les 18 et 19 mai, avant de poursuivre sa mission vers l’Amérique du Nord.

Après un débarquement, dimanche 17 mai, au port de Folle-Anse, suivi d’un exercice de combat dans la partie Nord de Marie-Galante, les équipes s’entraîneront au combat en zone urbaine, à l’Ouest de Grand-Bourg, lundi 18 mai, de 7 h 30 à 18 heures. Une opération héliportée est prévue à Basse-Terre, dans la soirée.

  • Mardi 19 mai : combat en zone urbaine, dans le secteur de Basse-Terre, de 6 h 30 à 18 heures.
  • Mercredi 20 mai : combat en zone urbaine à Capesterre de Marie-Galante, de 6 h 30 à 18 heures.

Ces manœuvres terrestres et amphibies s’inscrivent dans le cadre de l’exercice Caraïbes 26, opération interarmées et interalliés de grande ampleur organisé tous les deux ans par les Forces armées aux Antilles au sein des Antilles françaises. Ces manœuvres permettent d’entraîner les militaires du Groupement tactique embarqué à des opérations complexes, incluant les manœuvres amphibies, le contrôle de zone et l’assistance aux populations dans un scénario fictif de crise sécuritaire.

Tirs, détonations, survols d’hélicoptères…

Le déploiement de près de 150 militaires, d’une trentaine de véhicules terrestres (dont des blindés lourds) et deux à quatre hélicoptères sera mis en œuvre durant toute la semaine, de jour comme de nuit.

De nombreux tirs et détonations pourront ainsi être perçus en période diurne et nocturne par les riverains sur les zones des communes mentionnées où se déroulera l’exercice, ainsi que de nombreux survols d’hélicoptères et mouvements de véhicules.

Ce déploiement contribue au prolongement de l’action des Forces armées aux Antilles (FAA) présentes en Martinique et en Guadeloupe pour garantir la protection de la population, du territoire national et des intérêts français dans les Antilles.

Afin de ne pas impacter la bonne tenue de l’exercice, il est demandé à la population de :

  • Ne pas interférer avec les manœuvres qui se dérouleront sur les deux communes ;
  • Ne pas encombrer d’appels téléphoniques les forces de l’ordre et les autorités ;
  • Ne pas relayer sur les réseaux sociaux des rumeurs ou de fausses informations.

Près de 800 militaires sur deux navires

Le porte-hélicoptères amphibie Dixmude et la frégate de type La Fayette Aconit de la Marine nationale ont quitté Toulon le 17 février pour débuter la mission Jeanne d’Arc 2026. Ce déploiement opérationnel de cinq mois a pour vocation à former les futurs officiers de la Marine française.

Le porte-hélicoptères amphibie a appareillé avec à son bord un équipage renforcé par plusieurs détachements et moyens embarqués :

  • un hélicoptère Dauphin de la Flottille 34F
  • un système de drones S100 de la Flottille 36F de la Marine nationale
  • un groupement tactique embarqué de l’armée de Terre, composé d’un sous-groupement tactique embarqué armé par la 9e brigade d’infanterie de marine (9e BIMa), disposant d’une trentaine de véhicules blindés, renforcé d’un sous-groupement aéromobile de la 4e brigade d’aérocombat comprenant deux hélicoptères Caïman et deux hélicoptères Gazelle du 3e régiment d’hélicoptère de combat.

Au total, près de 800 militaires, comprenant 515 marins dont 162 officiers-élèves, et 160 soldats de l’armée de Terre sont déployés sur les deux navires.

Pour aller plus loin

La mission Jeanne d’Arc repose sur trois piliers :

  • La formation des officiers-élèves de la Marine nationale
  • Le déploiement d’une force interarmées dans des zones stratégiques pour la stabilité et la sécurité maritimes. Tout au long de son déploiement, le groupe Jeanne d’Arc mène des opérations de sécurisation des espaces maritimes et pourra à tout moment être engagé pour intervenir, dans un contexte national ou international.
  • La conduite d’activités de coopération avec les partenaires des armées françaises, en mer comme à terre.
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