Sir Garfield St Aubrun Sobers (1936–2026) a marqué l’histoire du cricket. Son score de 365 points sans être éliminé a fait figure de référence pendant 36 ans.
Garry Sobers incarnait le cricket dans sa forme la plus complète : un batteur « d’une grâce éblouissante, un lanceur aux trois facettes distinctes, un joueur de champ à l’instinct pur. » Son score de 365 points sans être éliminé a fait figure de référence pendant 36 ans. Ses six « sixes » en un seul over restent l’acte d’audace le plus jubilatoire de ce sport. Quatre-vingt-treize matchs tests, plus de huit mille courses : il laisse l’image d’un capitaine qui a mené son équipe avec « imagination et fierté. »
Pourtant, sa grandeur ne s’est jamais mesurée qu’en chiffres. Sir Garfield St Aubrun Sobers, originaire de la baie de Bridgetown, s’est hissé au sommet d’un sport que son peuple n’avait jadis eu qu’à regarder.
À l’époque des empires en déclin, il était la preuve vivante que le génie caribéen n’avait d’obligations envers personne.
Héros national de la Barbade
Sur les terrains du monde entier, un Antillais noir s’est imposé comme le meilleur de tous les temps – et une région dispersée de petites îles se reconnaissait en lui : unie, confiante et libre.

« Il a aidé une jeune famille de nations à se percevoir comme un seul peuple, commente le Dr Dicacus Jules, directeur général de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale. Cette identité antillaise chèrement acquise – un sentiment partagé de dignité et de triomphe commun – doit une dette inestimable à cet homme de la Barbade qui a su captiver le regard et susciter l’admiration du monde entier. »
Héros national de la Barbade, anobli sur sa propre terre, il n’a jamais oublié d’où il venait, et la Barbade ne l’oubliera jamais.
« À Lady Sobers et à sa famille, nous partageons votre peine. À la Barbade, nous sommes en deuil. Et à Sir Garfield, nous disons simplement : merci – pour les points marqués, les guichets pris, la fierté et la liberté que vous nous avez permis de ressentir. Reposez en paix, Maître », a conclu le Dr Didacus Jules dans son hommage.


























