Caraïbe. Ministre du Tourisme d’Antigua-et-Barbuda, Charles Fernandez préside l’Organisation du Tourisme de la Caraïbe

Lors de l’Assemblée générale annuelle de la CTO (Organisation du tourisme de la Caraïbe), Charles « Max » Fernandez, ministre du Tourisme d’Antigua-et-Barbuda, a succédé à l’honorable Ian Gooding-Edghill, de la Barbade, à la présidence.

Directeur général de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO), le Dr Didacus Jules, a adressé ses chaleureuses félicitations au gouvernement et au peuple d’Antigua-et-Barbuda, ainsi qu’à l’honorable Charles « Max » Fernandez, ministre du Tourisme, à l’occasion de son élection à la présidence du Conseil des ministres et commissaires du tourisme de l’Organisation du tourisme de la Caraïbe (CTO – Caribbean Tourism Organization). Colin James, directeur général de l’Autorité du tourisme d’Antigua-et-Barbuda, devient président du Conseil d’administration de l’Organisation du tourisme de la Caraïbe.

« Le ministre Fernandez apporte à la présidence une longue expérience à la tête de l’une des économies touristiques les plus dynamiques de la région, ainsi qu’un parcours caractérisé par un leadership pragmatique et constant, a déclaré le Dr Didacus Jules. La confiance que lui accordent ses collègues caribéens est amplement méritée. »

Intégrer les agriculteurs, pêcheurs, artisans… à la chaîne de valeur touristique

Dr Didacus Jules, directeur général de l’OECO.

Le directeur général a souligné que le nouveau président prend ses fonctions à un moment exigeant pour une industrie dont dépendent tant de moyens de subsistance dans la Caraïbe. « Une part trop importante de chaque dollar dépensé par les visiteurs quitte nos côtes. Trop peu de nos agriculteurs, pêcheurs, artisans, créateurs et petits entrepreneurs sont intégrés dans la chaîne de valeur touristique. Et trop de nos communautés vivent à proximité de cette industrie sans participer pleinement à ses retombées. »

Il a mis en lumière l’ampleur des défis à relever :

  • La durabilité : la crise climatique menace les récifs, les plages et les infrastructures côtières sur lesquels repose l’offre touristique caribéenne, tandis que la recrudescence des ouragans, les arrivages de sargasses et la hausse des coûts d’assurance et d’énergie mettent à l’épreuve la résilience de chaque destination.
  • L’inclusion : les retombées du tourisme doivent bénéficier plus largement à nos sociétés, grâce à l’appropriation locale, à des liens renforcés avec l’agriculture et les industries créatives, à des emplois décents et à de véritables opportunités pour notre jeunesse.
  • La contribution à la croissance : la région doit tirer davantage de revenus de chaque visiteur, et ne pas se contenter de comptabiliser un nombre croissant d’arrivées. Cela exige une connectivité aérienne et maritime fiable et abordable, en particulier à l’intérieur de la Caraïbe, une meilleure rétention des recettes et des données plus précises pour guider les politiques publiques et les investissements.

« Des défis immenses, et aucun de nos pays ne peut y faire face isolément, a commenté le Dr Jules. C’est précisément la raison d’être de la CTO, et c’est pourquoi la qualité de son leadership importe tant à ce moment précis. »

Le directeur général a également a félicité Saint-Kitts-et-Nevis, élu vice-président pour les pays de la CARICOM, les Îles Vierges britanniques, élues vice-président pour les territoires britanniques d’Outre-Mer, et Saint-Martin, élu vice-président pour les territoires francophones. « L’élection de Saint-Martin, a-t-il noté, ouvre la voie à un engagement plus dynamique avec les membres associés francophones de l’OECO » dans l’effort partagé de développement du tourisme caribéen.

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