Consommation. « Les stocks de poissons ne sont pas inépuisables », alerte la Fondation de la mer

En ce 1er avril, la Fondation de la Mer appelle à une « consommation responsable » du poisson.

Selon le rapport publié en 2024 par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, 1 poisson sur 5 proviendrait de la pêche illégale.

La Fondation de la Mer rappelle que les stocks de poissons ne sont pas inépuisables. « Partout dans le monde, la surconsommation et la surpêche exercent une forte pression sur les populations de poissons, dont certains sont en voie de disparition et d’autres peinent à se renouveler. 80 millions de tonnes de poissons sont pêchées chaque année dans le monde. On estime aujourd’hui qu’1 poisson sur 5 provient de la pêche illégale. »

L’Europe se place parmi les plus grands consommateurs mondiaux, avec près de 70% des poissons consommés qui sont importés, alors qu’elle détient paradoxalement le premier espace maritime.

Respecter le cycle de reproduction de chaque espèce

La France bat des records de consommation avec plus de 30 kg de produits aquatiques par an, contre 20 kg en moyenne pour le reste du monde. On estime qu’il ne faudrait consommer que 10 à 12 kilos par an et par habitant pour assurer le renouvellement des stocks. Les poissons d’avril sont par exemple le brochet, le cabillaud, le colin, la dorade et le hareng.

Pour protéger des espèces et réduire la pression sur les stocks, insiste la Fondation de la Mer, « notre consommation doitrespecter le cycle de reproduction propre à chaque espèceafin de lui laisser le temps de grandir, de se reproduire et d’assurer sa pérennité pour les générations futures. »

Pour aller plus loin

Selon la Fondation de la Mer, la traçabilité est la clé pour « une consommation éclairée ». Le poisson ayant, comme les légumes, une saisonnalité, il est important de choisir son poisson selon la saison, l’espèce, la zone et la méthode de pêche, en demandant conseil à son poissonnier et en diversifiant sa consommation.
« Il est urgent de promouvoir une pêche légale durable et d’agir en consommateurs responsables et éclairés. Le pouvoir est dans notre assiette ! », alerte Alexandre Iaschine, directeur général de la Fondation de la Mer.

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