Porté par Enzo Lefort (champion Olympique, double champion du Monde), Fòs dépasse le simple cadre sportif.
Pourquoi une petite île des Antilles, située à près de 7 000 km de l’Hexagone, est-elle devenue le plus grand vivier de l’escrime française ? Fòs est une plongée intime et puissante au cœur de la machine à champions.
C’est une exception mondiale qui défie les probabilités. Alors que la Guadeloupe ne représente que 0,5 % des licenciés français, ses tireurs ont remporté plus d’un tiers des médailles olympiques de l’escrime tricolore au cours des vingt dernières années.
Comment expliquer cette surreprésentation ? Est-ce un héritage historique, une culture du combat ancrée dans le territoire, ou le fruit d’une résilience hors norme ?
Une quête identitaire

Porté par Enzo Lefort (champion Olympique, double champion du Monde), Fòs dépasse le simple cadre sportif. Enzo Lefort ne se contente pas d’être le narrateur : il passe derrière la caméra en tant que co-auteur aux côtés des réalisateurs Félix Magal et Vincent Lorca. Le film tisse un lien inédit entre :
L’héritage : Des racines du Mayolè (art de combat des esclaves) à la légende du Chevalier de Saint-Georges.
L’exil : Le parcours initiatique obligatoire de ces jeunes talents qui, dès l’adolescence, doivent quitter leur île pour espérer briller, un « saut sans parachute » vers l’Hexagone.
La transmission : L’impact des figures tutélaires comme Laura Flessel sur la « génération dorée » (Yannick Borel, Ysaora Thibus, Daniel Jerent…).
Au-delà de l’hommage, Fòs pose une question cruciale : comment pérenniser ce miracle ? Le documentaire met en lumière le travail de l’association Le Premier Rebond, fondée par Enzo Lefort, qui accompagne les sportifs ultramarins face aux défis financiers et géographiques, afin que la lumière ne s’éteigne pas sur les champions de demain.
Mardi 20 janvier, à 20.05 sur Guadeloupe La 1e























