Au CHU, sur le site de Chauvel (Les Abymes), un rongeur a été piégé dans un bureau médical sans avoir pu accéder aux salles d’intervention chirurgicale. Pour autant, suite au droit de retrait exercé par 22 des 34 professionnels du bloc opératoire, 28 interventions chirurgicales ont été déprogrammées.
Dans un communiqué, la direction du CHU de Guadeloupe apporte des précisions sur les mesures mises en œuvre suite à la présence d’un rat dans un couloir du bloc opératoire du site de Chauvel (Les Abymes). L’intrus a été neutralisé depuis.
« Le site de Chauvel fait l’objet d’opérations régulières de dératisation, indique la direction du CHU. Deux interventions ont notamment été réalisées les 2 et 9 octobre. Dès le 12 octobre, des mesures complémentaires ont été engagées avec une action ciblée au bloc opératoire et un renforcement du nettoyage et du bionettoyage. Ces actions se poursuivront, mercredi 14 octobre, avec une phase de contrôle par le prestataire spécialisé. »
Des aménagements complémentaires
« Des mesures techniques immédiates ont également été mises en oeuvre pour prévenir toute nouvelle intrusion de nuisibles, incluant le renforcement de l’étanchéité des portes d’accès au bloc opératoire. Ces dispositions provisoires seront complétées par des aménagements destinés à sécuriser durablement les accès. »
Cette situation a conduit 22 des 34 professionnels devant exercer au bloc opératoire le 12 octobre à faire valoir leur droit de retrait. Au total, 28 interventions chirurgicales ont été déprogrammées le 12 octobre et 21 le 13 octobre. L’ensemble des patients concernés a été contacté et informé.
Un site vétuste
« La continuité des soins a été assurée dans deux salles dédiées aux urgences qui font l’objet d’un bionettoyage quotidien conformément aux protocoles d’hygiène en vigueur. Ces conditions ont permis de maintenir la prise en charge des patients nécessitant une intervention urgente ou prioritaire. Sur le plan sanitaire, l’équipe de prévention du risque infectieux (EPRI) a procédé à une évaluation de la situation, notamment des risques liés aux agents pathogènes susceptibles d’être véhiculés par les rongeurs, dont ceux responsables de la leptospirose. Au regard des mesures mises en oeuvre, l’EPRI considère que le risque infectieux est maîtrisé. »
Cette situation rappelle les limites d’un site vieillissant et souligne l’importance du transfert des activités vers le nouveau CHUG, indique la direction. « Cette démarche, déjà engagée, se poursuit selon un calendrier défini, dans le respect des exigences réglementaires et des conditions de sécurité nécessaires à l’accueil des patients et des professionnels. »
























