Dispositif expérimental déployé uniquement dans 32 écoles de Guadeloupe depuis 2024, le Plan cantines a fait l’objet d’un séminaire départemental en préfecture, mercredi 30 septembre.
Conçu pour optimiser l’accueil et les activités proposées à la pause méridienne dans les écoles, le Plan cantines est, pour l’heure, mis en œuvre dans 32 écoles de Guadeloupe, soit 4 000 élèves concernés. Le dispositif multipartenarial repose sur l’adhésion de la CAF, l’Agence Régionale de Santé, l’Education nationale, la DRAJES, mais aussi des chefs d’établissement, des parents d’élèves, des associations… et fait de la Guadeloupe un territoire pilote. Autant d’acteurs engagés qui ont participé au point d’étape organisé, mercredi 30 septembre, en préfecture.
« La Guadeloupe est exemplaire sur ce point : le Plan cantines lancé en 2024 se poursuit jusqu’en 2027, précise Emilie Acquistapace, sous-préfète chargée de la cohésion sociale, le travail et la politique de la ville en Guadeloupe. Nous partons d’un constat partagé avec les directeurs d’école, les parents d’élèves… pour améliorer la pause méridienne. »
Quatre axes majeurs ont été retenus pour conforter le développement du Plan cantines : alimentation, socio-culturel, éducatif et bâtimentaire. 47 % des cantines ont progressé sur ces points.
« Pour le bâtimentaire, par exemple, il s’agira d’améliorer l’acoustique de l’endroit où les enfants mangent, explique la sous-préfète Emilie Acquistapace. Sur le plan alimentaire, il s’agira d’intégrer plus de produits locaux ; ils doivent être valorisés. Sur le plan éducatif, on s’attachera à la formation des animateurs. »





« Les élèves sont plus apaisés après la pause méridienne »
Fabrice Cétout, directeur de l’école Ernestine Charles, à Deshaies.

Pour mener à bien cette expérimentation, qui pourrait par la suite être déployée dans d’autres établissements de l’archipel, voire, dans d’autres territoires, un budget de 1 770 000 euros est dédié.
« Ce dispositif nécessite un investissement financier, mais il repose surtout sur l’investissement humain », commente Emilie Acquistapace.
Directeur de l’école Ernestine Charles, située à Ferry (Deshaies), Fabrice Cétout mesure avec satisfaction l’impact réel du Plan cantines sur la communauté scolaire.

« Le Plan cantines répond pleinement aux objectifs qui ont été proposés, confirme Fabrice Cétout, directeur de l’école Ernestine Charles, à Deshaies. Il permet de continuer à améliorer la qualité de la pause méridienne, fractionnée en plusieurs temps, avec la restauration, l’animation avec les animatrices de la collectivité de Deshaies… Les activités proposées permettent de mener des actions avec de la lecture, des jeux de société… Nous constatons que lorsque nous reprenons la classe à 13 h 30, les élèves sont plus apaisés, en posture d’écoute, prêts à entrer dans les apprentissages contrairement à des écoles qui ne bénéficient pas de ce dispositif. »
Ce Plan cantines expérimental, que les principaux partenaires souhaitent « améliorer et poursuivre », bénéficie notamment du soutien actif de la CAF.
« Grâce à des dispositifs dédiés, la CAF collabore avec l’ensemble des acteurs pour la mise en œuvre de ce dispositif spécifique à la Guadeloupe et qui constitue un véritable atout, constate Véronique Valvert, sous-directrice en charge du développement social à la CAF de Guadeloupe et de Saint-Martin. Le Plan cantines permet de s’assurer que l’enfant bénéficie d’au moins un repas de qualité par jour. L’objectif est de pérenniser le dispositif et d’augmenter le nombre d’enfants qui bénéficient de la restauration scolaire. »
Des animateurs supplémentaires, des actions pédagogiques, une formation à la nutrition, des travaux de rénovation… permettront d’améliorer le dispositif qui contribue à lutter contre les inégalités.
Cécilia Larney
























