Tonique ! « Après deux réunions du conseil syndical du syndicat mixte de gestion des eaux et d’assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG), du 17 décembre 2025 et du 7 janvier 2026, la commission extra-régionale de citoyenneté (groupe eau) brise le silence et interpelle les décideurs. »
Richard Samuel, préfet honoraire, président délégué de la Commission Extra-régionale de citoyenneté, a rendu le rapport de cette commission qui analyse les délibérations du conseil syndical du syndicat mixte de gestion des eaux et de l’assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG) portant création d’une régie à personnalité morale et à autonomie financière, à la fin du 1e semestre 2027.
Que dit ce rapport ? Un courrier du préfet Samuel, remis aux deux président de Région et du Département, a été transmis pour information au préfet de Région Thierry Devimeux, au préfet Olivier Jacob, conseiller pour l’Outre-mer du président de la République, à Jocelyn Sapotille, président de l’Association des maires de Guadeloupe.
« Cette création et le transfert des responsabilités du SMGEAG à la régie seraient précédés d’une préfiguration étalée sur dix-huit mois. Dès lors, jusqu’au 30 juin 2027, c’est le SMGEAG qui continuerait de gérer la crise actuelle, alors qu’il n’est pas en mesure de le faire.
Ce délai et l’organisation de la régie, prévus par les statuts, ne semblent pas tenir compte de la situation critique dans laquelle se trouve plongée une partie importante de la population privée d’eau pendant de longues périodes, parce que 60 % de l’eau potable est perdue dans des tuyaux fuyards. »
La commission propose :
1/ des amendements aux statuts de la régie qui garantiraient une séparation entre l’autorité organisatrice (le SMGEAG) et la régie en charge de l’exploitation.
2/ En prenant appui sur la nouvelle organisation opérationnelle, un plan de bataille pour le retour de l’eau au robinet et la prise en compte de la situation très dégradée de l’assainissement. La mise en place de la régie avec une nouvelle organisation territorialisée est un préalable.
3/ Enfin, la commission attire l’attention sur le délabrement des équipements de lutte contre l’incendie (points d’eau) qui pourrait conduire à des avis négatifs de la commission de sécurité, lors du contrôle des établissements recevant du public.
Le courrier et le rapport :
























