Les acteurs de l’eau et de l’assainissement ont présenté lundi 6 janvier le rapport 2025 sur l’état de la ressource en Guadeloupe. En fait, les chiffres consolidés de 2023. Quen retirer ? Pas grand-chose de nouveau.
Au fil des semaines, depuis la rentrée, les réunions sur l’eau et l’assainissement sont tenues : le préfet Thierry Devimeux, le président du Conseil départemental, Guy Losbar, le président ou un (e) vice-président (e) de Région expliquent aux Guadeloupéens que l’heure est grave, qu’il faut une réelle synergie entre les acteurs de l’eau et surtout beaucoup d’argent.
Lundi, énième réunion, cette fois-ci pour présenter l’état de la ressource en eau. En lieu et place d’Ary Chalus, Sylvie Gustave dit Duflo, vice-présidente en charge de la Commission environnement, eau et cadre de vie.
Qu’ont-ils dit ?
Que, pour la première fois depuis 2014, les prélèvements d’eau dans le milieu naturel reculent de 4 % (4,8 millions de mètres cubes). Pourquoi ? Sans doute les premiers effets des chantiers de réparation engagés sur le réseau.
Petit-Bourg fournit près d’un tiers de l’eau distribuée sur le territoire, devenant le fameux château d’eau de la Guadeloupe, en lieu et place de Capesterre Belle-Eau.
Le réseau géré par le SMGEAG enregistre une baisse de 11 % du taux de pertes. Cependant, 58 % de l’eau qui est produite pour la consommation humaine est perdue, soit plus d’un litre sur deux qui n’arrive jamais au robinet.
38,2 % des abonnés du SMGEAG ne règlent pas leurs factures (contre 2% dans l’Hexagone).
Tout le reste est connu : pas assez de fonds pour consolider les réseaux, poursuite des tours d’eau pour une durée illimitée, etc.
Côté assainissement, le SMGEAG ne brille pas trop : les stations d’épuration sont rarement aux normes ou actives, ce qui induit une pollution des eaux des cours d’eau et des bords de mer…
La route est encore longue.
























