Guadeloupe. Gardel lance sa première production de sucre bio

L’usine Gardel située au Moule est devenue la première usine européenne à produire du sucre de canne bio.

L’autorisation de produire ce sucre bio sera confirmée en fin d’année 2026, mais l’usine a été autorisé à lancer sa production car la décision intégrera de manière rétroactive le sucre de canne bio produit au cours de ce mois d’avril.

Une toute nouvelle filière voit donc le jour. Pour arriver à ce résultat, l’usine Gardel avait lancé une première production de sucre de canne bio en guise de test en 2024 afin de prévoir comment la filière allait se structurer et améliorer son rendement. 

Les premiers grains de sucre de canne bio de la première production de Gardel tiennent dans un petit bocal présenté au préfet de la Guadeloupe. Thierry Devimeux a fait le déplacement vendredi 10 avril à Gardel pour assister à ce moment, qui ouvre une nouvelle filière entière et de nouvelles perspectives pour la filière cannière de Guadeloupe.

Pour arriver à ce résultat, l’usine Gardel avait lancé une première production de sucre de canne bio test en 2024 afin de développer les procédures et de mettre en place la nouvelle filière. Cette première production d’environ 41 tonnes avait permis de maîtriser les nouvelles procédures qui permettent de produire ce sucre bio.

Tout commence à la récolte, celle mise en place avec 37 planteurs qui est estimée à 6 000 tonnes pour cette année. L’objectif de Gardel est de convaincre d’avantage de planteurs à participer aux prochaines récoltes.

« Le message que je lance aux producteurs de canne : est nous l’avons fait. Rejoignez l’aventure parce que la rentabilité est la même et cela va s’améliorer parce que nous allons valoriser les sucres bio. Je pense que ça représente vraiment l’avenir de la canne », explique Nicolas Philippot directeur général de Gardel. 

Nicolas Philippot :

Les cannes sont testées directement dès leur arrivée à l’usine afin de déterminer leur richesse saccharine. Par la suite elles sont broyées et dirigées dans plusieurs étapes qui débouchent sur le sucre de canne. La différence se fait dans l’utilisation d’un floculent bio qui a été acceptée par l’Union européenne.

Avec ce décret qui devrait être officialisé en fin d’année, la Guadeloupe peut désormais produire du sucre bio. Pour Nicolas Philippot, il s’agit d’un pas important car l’industrie bio est une industrie de niche qui va permettre de mieux valoriser le sucre. 

Thierry Devimeux :

Pour les planteurs, le passage au bio peut être intéressant car il ne nécessite pas de changements radicaux de production, car la production de canne n’utilise pas de fongicides et d’insecticides. Par ailleurs, le label bio permet également une meilleure valorisation du sucre et un rendement des parcelle sensiblement similaire à la production classique de canne.

Il s’agit donc d’une situation positive pour l’avenir de la filière. Gardel espère augmenter le nombre de producteurs participants au cours des prochaines années. Avec cette première année, la production de sucre de canne bio représente 1 à 2 % de la production de Gardel, l’objectif est de l’augmenter à 10 %. 

Tafari Tirolien

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