Quelques jours après le début des manifestations lycéennes dans les lycées de Guadeloupe, les lycéens restent mobilisés devant leurs établissements.
Mardi 13 octobre, les lycéens des lycées de Jardin d’Essai, Chevalier-Saint-Georges et de Baimbridge étaient présents pour bloquer l’accès aux lycées et revendiquer leurs droits. La mobilisation a cependant perdu en intensité, les cours ont pu reprendre dans les établissements.
Bien que la mobilisation continue devant les établissements des Abymes, elle a pris une autre tournure moins intense mardi 13 octobre. Les élèves mobilisés sont désormais empêchés par les forces de l’ordre d’interrompre la circulation devant les trois lycées (Jardin d’Essai, Chevalier Saint-Georges et Baimbridge).
Par ailleurs, les barricades devant les lycées doivent désormais permettre aux élèves qui souhaitent se rendre en cours de pouvoir accéder aux lycées ou certains cours ont pu reprendre. Ce mardi, la manifestation s’est globalement effectuée dans le calme, il y avait toutefois une forte présence policière durant la matinée.
Aucun incident n’est à reporter, mais les lycéens se sont largement plaints de la surveillance policière et des « fouilles » effectuées devant les établissements.
« Ils nous disent qu’on a pas le droit de mettre des tee-shirts ou des cagoules pour se protéger des gaz mais eux ils sont cagoulés », explique une élève du lycée Baimbridge. La tentative de blocage de la route a rapidement été neutralisée par les policiers qui sont intervenus dès le début de la matinée afin d’assurer que les élèves manifestent sans bloquer la circulation.
Les lycéens ont la parole :
Les professeurs rejoignent le mouvement
Les professeurs des trois lycées ont décidé de rejoindre leurs élèves dans la mobilisation devant les établissements. Devant les lycées, élèves et professeurs sont désormais ensemble pour revendiquer les droits des élèves.
« Aujourd’hui nous avons rejoint nos élèves pour deux raisons, la première c’est que nous acceptons pas que des lycéens se prennent des coups de flash ball, des grenades lacrymogènes et des coups de la part d’hommes armés pour leur mobilisation, la seconde, c’est que nous demandons de meilleures conditions pour l’enseignement », explique Audrey Robinel ,professeur d’informatique du Jardin d’Essai.

Les professeurs affirment qu’ils viennent principalement en soutien de leurs élèves. « C’est leur mobilisation », rappelle Audrey Robinel. Ils constatent cependant une baisse de l’intensité de la mobilisation commencée il y a presque 10 jours.
« Les jeunes qui sont actifs sont aujourd’hui minoritaires, mais il y a surtout beaucoup d’élèves que les parents n’envoient pas à l’école. Les collègues disent que les salles de classe sont vides, il y a 5 ou 6 élèves par classe actuellement au lycée Baimbridge », explique Miguel Concy, professeur de mathématiques et d’informatique au lycée Baimbridge.
Au sein du lycée Baimbridge les élèves ont annoncé que ce mardi pourrait être la dernière journée de mobilisation si la direction du lycée venait à accepter les demandes des élèves. Ces demandes ont été faites lors des temps d’échange mis en place entre la direction et les représentants des élèves mobilisés.
Du côté des enseignants, ceux qui ont rejoint les élèves n’ont pas assuré leurs cours; ils sont entrés dans l’établissement pour voter lors des élections professionnelles programmées ce mardi.
Tafari Tirolien

























