Autour de sa délicate épouse Andrée, parents, amis, personnalités étaient réunis en l’église du bourg du Gosier pour un dernier hommage à Nicomède Gervais, journaliste estimé.

Journaliste à la rédaction du quotidien France-Antilles durant une grande partie de sa carrière, Nicomède Gervais est décédé lundi 23 mars, au matin. Dimanche, avec son épouse il recevait des amis, rien ne laissait supposer que quelques heures plus tard…
Nicomède Gervais était originaire de Saint-Martin. Né le 15 septembre 1945, il s’est intéressé très tôt à l’actualité. Durant ses études supérieures à Bordeaux, il a été l’un des étudiants préférés de Robert Escarpit, grand journaliste et universitaire.

Celui-ci avait décelé en Nicomède Gervais un jeune homme solide — champion de boxe universitaire — sérieux et appliqué.
Après quelques années dans des médias de l’Hexagone, formation utile à qui veut être un journaliste polyvalent de première force, Nicomède Gervais, qui parlait couramment plusieurs langues vivantes, dont l’anglais et l’espagnol, a travaillé à la radio, dans les îles anglophones, avant d’intégrer France-Antilles.
Là, durant toute sa carrière, il a développé les informations de proximité, sillonnant les communes et les dépendances. Les élus, la politique, n’avaient aucun secret pour lui. Sa carrure exceptionnelle en imposait les soirs d’élection, au moment de l’ouverture des urnes.
Mais, Nicomède Gervais, au pied levé, pouvait écrire sur l’ouverture de la campagne sucrière, la musique, sur le sport, suivre des audiences correctionnelles ou d’assises, interviewer un prix Nobel. Bref, c’était un vrai journaliste.
Epoux attentionné, père aimant, journaliste respecté, qu’il repose en paix dans cette terre du Gosier.
André-Jean Vidal
aj.vidal@karibinfo.com
Pour ceux qui veulent venir aux messes traditionnelles qui ponctuent la période de deuil :
. Vendredi 10 avril à 6 heures
. Dimanche 10 mai à 7 heures
Toutes deux en l’église du Gosier.

























