Le Département Guadeloupe présente le festival Chan an chan kann, du 22 avril au 22 mai, à l’Habitation La Ramée, à Sainte-Rose.
Ce rendez-vous tout public, dont l’entrée est libre, s’inscrit dans le cycle Art’chives & imaginaires, poétiques du vivant.
Chan an chan kann prend son nom et son souffle dans les chants qui s’élevaient jadis des champs de canne à sucre des habitations guadeloupéennes et entourent encore l’Habitation La Ramée.
Le festival se décline en plusieurs temps forts :
- Mercredi 22 avril, 19 heures : projection du documentaire Le sucre, pour la douceur et pour le pire, écrit et réalisé par Mathilde Damoisel (2025, 2 épisodes de 55 minutes), suivie d’un temps d’échange avec le public,
- 22 avril au 22 mai : exposition d’arts visuels de Stéphanie Jeanty (Haïti) et Shneider Léon Hilaire (Haïti),
- samedi 25 avril, 20 heures : concert de James Germain & quintet, avec James Germain (voix, directeur artistique), Jonathan Jurion (claviers), Régis Thérèse (basse), Sonny Troupé (batterie, percussions) et Jocelyn Ménard (saxophone, flûte). Le concert de James
Germain — voix haïtienne portant l’héritage afro-caribéen dans un dialogue sonore avec l’âme de La Ramée — est la clé de voûte du festival. Le dernier opus de l’artiste haïtien — Xù d’Àssa, qui signifie « le départ de nos ancêtres vers la mer »— s’inscrit dans une démarche de transmission et de mémoire, - du 27 au 30 avril : 4 jours d’ateliers ouverts au grand public et aux scolaires, organisés autour de trois pratiques complémentaires inscrites dans la mémoire des résistances caribéennes (chant, conte et écriture).
Pour rappel, L’Habitation La Ramée, à Sainte-Rose, est une ancienne habitation esclavagiste devenue sucrerie, aujourd’hui résidence d’artistes du Département Guadeloupe. Elle s’inscrit dans le projet des Parcs mémoriels du Département — espaces d’une mémoire vivante où le passé doit être nommé, transmis et transformé par la création contemporaine.






















