Guadeloupe. Le monde économique s’oppose au changement statutaire 

Alors que les discussions avancent au sujet du possible changement statutaire de la Guadeloupe, les organisations économiques emmenées par la CPME et le EDE MEDEF ont organisé une conférence de presse vendredi 6 février pour officialiser leur position et « parler d’une voix sur la question ». Ils se positionnent contre le changement statutaire qu’ils considèrent « flou ». 

Les acteurs économiques de la Guadeloupe ont dénoncé, au cours de la conférence de presse convoquée, que les discussions autour du futur politique de la Guadeloupe et notamment statutaire ont été faites sans aucune concertation du monde économique.

« Un projet politique sans projet économique concret ça ne tient pas », affirme Bruno Blandin président de l’EDE MEDEF Guadeloupe.

Selon les acteurs économiques, le passage de la Guadeloupe de l’article 73 à l’article 74, aura des conséquences économiques et sociales qui n’ont pas été mesurées, ni expliquées à la population.

« Aujourd’hui nous parlons tous ensemble d’une seule voix pour affirmer que nous nous opposons à cela », affirme Victor Vénutolo, président de la CPME. 

Bruno Blandin :

Selon Bruno Blandin, cette législation fera perdre tous les avantages économiques et fiscaux de la Guadeloupe sans savoir ce qui sera donné en retour. « Nous ne sommes pas contre un changement nous sommes contre un saut dans l’inconnu, contre la roulette russe statutaire ». Pour se faire entendre le monde économique a annoncé au cours de la conférence de presse qu’il a prévu plusieurs actions au niveau local et hexagonal. 

Selon le monde économique, le changement de statut entraîne plus de questions que de réponses, sur le plan fiscal notamment. Ainsi, ils préconisent de discuter avec les acteurs politiques des améliorations qui peuvent être faites de la législation actuelle sous l’article 73.

Cette conférence de presse est organisée après plus de 19 congrès et multiples réunions autour de la question (qui se poursuivent encore cette semaine), la question du timing de cette réponse se posait et notamment de savoir si elle n’était pas tardive, tant les discussions autour de l’évolution statutaire sont avancées.

Ce à quoi les acteurs économiques répondent que tout sera fait pour que la voix économique soit entendue. « Nous ne nous laisserons pas faire », a annoncé Bruno Blandin. 

Tafari Tirolien 

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