C’est un gros chantier que de démolir un navire drossé à la côte il y a… 37 ans, lors du passage de l’ouragan Hugo en Guadeloupe.
« Cela fait 37 ans que nous faisions des démarches, mes prédécesseurs et moi pour que cette épave soit retirée de cette zone. On m’a souvent dit que c’était un morceau du patrimoine de Baie-Mahault, mais je ne l’ai jamais considérée comme telle : cette épave est sur une zone de mangrove et la mangrove est protégée. »



Hélène Polifonte, accompagnée d’élus, Justin Dessout, premier adjoint, Jocelyne Eustache, douzième adjointe, a accueilli sur ses terres, en bord de mer, non loin du cimetière, de la marina et des bâtiments de la résidence Ti Café, le préfet de Région Thierry Devimeux, le député européen (RN) Rody Tolassy, le directeur de la Mer, Edouard Weber, des techniciens.
Il s’agit de démanteler un navire en fort mauvais état, l’épave du Bertina.
Hélène Polifonte :
Construit sur les chantiers Blyth Dry docks & Shipbuilding Co. Ltd. en 1973 sous le nom W.D Hilbre, il est renommé Bertina en 1983 et devient la propriété de la société Carimat qui faisait du dragage dans la zone. Le 18 septembre, il est poussé à la côte par les vents et vagues d’Hugo.
Le navire, qui mesurait 70,66 m de longueur pour une largeur de 11,81 m et une profondeur de 5,11 m avait deux moteurs Blackstone de 2 000 ch. Il pouvait ainsi atteindre une vitesse de 11 nœuds et avait une profondeur de dragage de 22 mètres.
Longtemps, Bertina a été une épave ressortant en noir et rouille sur le fond de la baie, la marina. Aujourd’hui, la Société Nouvelle de Récupération (SNR), de Jean-Régis Bialès, la démantèle. Il y a encore pour un mois de travaux.
Mais, avant d’œuvrer, à l’aide de deux machines, il a fallu creuser la côte, pour dégager l’épave. Celle-ci se trouve en contrebas, avec une banquette devant, ce qui facilite le va et vient d’une des deux machines, dont la pince, au bout d’un long bras, tranche, tord et arrache des morceaux de métal qui sont déposée plus haut, repris par une seconde machine…
Jean-Régis Bialès, de SNR :
Curieux de tout, le préfet Thierry Devimeux s’est entretenu avec les élus, les techniciens, avant d’apprécier pouvoir approcher l’épave, en descendant sur la banquette inférieure.
Thierry Devimeux :
Dans quelques semaines, l’entreprise et la mairie vont planter des végétaux sur la banquette. Redonnant ainsi un paysage apaisé.
Les métaux récupérés par la SNR vont être chargés à Jarry puis déchargés dans un port français pour réutilisation, après passage dans une fonderie.
SNR est le troisième exportateur de Guadeloupe avec 25 000 tonnes de métaux chaque année.

























