En ce jeudi de mi-Carême, en Guadeloupe, les ambulanciers étaient mobilisés, comme leurs collègues de l’Hexagone, contre le projet de loi Décentralisation qui pourrait impacter leur activité.
Organisés en cortège, les ambulanciers de Guadeloupe ont manifesté pendant une heure, jeudi 12 mars. Solidaires du Mouvement national Les Sirènes de la santé, ils ont voulu faire entendre leurs craintes face au projet de loi Décentralisation.
« Avec le projet de loi Décentralisation, l’organisation de notre activité sera modifiée, explique Franck Lasserre, président de l’ATSU 971. Aujourd’hui, nous fonctionnons sur la base d’une convention tripartite entre le SAMU, le SDIS et nous. Avec le projet de loi Décentralisation, cette organisation sera mise à mal. La régulation ne serait plus assurée par le SAMU, mais par le SDIS. Ce projet de loi n’a qu’un objectif : maîtriser les dépenses de transport sanitaire ! »
À bord de leurs véhicules, sirènes en action, ils ont effectué une boucle, partant du parking du CHU (Pointe-à-Pitre), en direction de Baie-Mahault (Destrellan, Jabrun, Jarry…), le pont de la Gabarre, avant de rejoindre leur point de départ, au CHU.
Les fédérations nationales ont interpelé le Premier ministre
Dans le projet de loi Décentralisation, l’article consacré au Contrat territorial qui prévoit de confier « à des acteurs non médicaux » la gestion des secours d’urgence, fait bondir les syndicats. Ceux-ci réclament : l’ouverture d’un espace de concertation interministérielle pour « travailler à l’élaboration à l’amélioration du service rendu à la population », et, naturellement, « le retrait de l’article relatif au contrat territorial. »
En amont de la mobilisation du 12 mars, la Fédération nationale des ambulanciers privés, la Fédération nationale de la mobilité sanitaire, la Fédération nationale des artisans ambulanciers, la Chambre nationale des services d’ambulances ont écrit au Premier ministre, Sébastien Lecornu (cliquer sur le lien).
Les syndicats nationaux du transport sanitaire dénoncent « l’absence de concertation » avec les acteurs de l’urgence pré-hospitalière, pour ce projet de loi qui pourrait, selon eux, « bouleverser en profondeur l’organisation de l’urgence pré-hospitalière et fragiliser directement la place des ambulanciers dans la réponse à l’urgence et dans la chaîne hospitalière. »
Cécilia Larney
























