La réforme du CAPEPS (Certificat d’aptitude au professorat d’éducation physique et sportive) plonge les étudiants de l’UFR STAPS de l’Université des Antilles dans une profonde inquiétude.
Accessible aux étudiants de Licence 3 STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), le Master 2E (master enseignement et éducation) voit son maintien conditionné, en Guadeloupe, à la réussite « d’au moins un lauréat au concours de Licence », réputé sélectif.
Une véritable épée de Damoclès pèse sur l’avenir des 26 étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études en Master 2E en Guadeloupe.
Une réforme nationale qui tombe d’autant plus mal que les étudiants doivent formuler leurs vœux de poursuite d’études, lundi 16 mars… au plus tard. Comble du désarroi, dix académies de l’Hexagone ont d’ores et déjà fait savoir qu’elles n’accueilleraient pas de « non-lauréats ».
Un avenir très incertain pour 26 étudiants
« Ce concours extrêmement sélectif propose 475 places pour 5000 candidats dans toute la France, rappelle Emmanuel Roublot, secrétaire académique du Snep-FSU et professeur d’EPS. Rares sont les collègues, à peine 30 %, dans l’Hexagone ou en Guadeloupe, qui obtiennent leur concours du premier coup. Historiquement, en Guadeloupe, nous avons peu de lauréats. Nous avons peu de probabilité d’avoir un lauréat cette année, vu la pression qu’il y a sur le concours. On risque de se retrouver avec 26 étudiants sans avenir. »
Avec le SNEP-FSU, les étudiants étaient mobilisés devant le rectorat de Guadeloupe (Dothémare/Les Abymes) pour obtenir la garantie que le Master 2E serait maintenu « indépendamment des résultats immédiats au concours L3 ».
Une délégation d’étudiants et d’enseignants a été reçue par le Secrétaire général de l’académie de Guadeloupe, l’inspecteur IA-IPR** et la directrice de cabinet du recteur.
« Ils nous ont rassurés, commente Emmanuel Roublot. Ils sont pour que la formation de professeurs d’EPS soit maintenue en Guadeloupe et ils ont garanti que le recteur suivait le dossier, tout en conseillant aux étudiants de se concentrer sur leurs cours pour multiplier les chances de réussite au concours. »
Cécilia Larney






















