José Toribio, ancien maire de Lamentin, ancien conseiller général, fondateur du Parti socialiste guadeloupéen, est décédé. Les hommages sont nombreux.
Jean-Philippe Courtois, maire de Capesterre Belle-Eau
« C’est avec une immense tristesse que le maire de Capesterre-Belle-Eau, Jean-Philippe Courtois, et l’ensemble des membres du conseil municipal ont appris le décès de José Toribio.
Ancien maire de la commune de Lamentin, José Toribio aura marqué de son empreinte la vie politique et publique de la Guadeloupe. Homme
d’engagement, il a consacré une grande partie de sa vie au service de sa commune et de ses concitoyens, œuvrant avec détermination au développement de son territoire.
On se souviendra de José Toribio pour ses prises de position sur de nombreux sujets cruciaux concernant la Guadeloupe. Excellent orateur, il savait porter la parole publique avec conviction et clarté. Pendant de nombreuses années, il a également exercé les fonctions de conseiller général, faisant preuve de rigueur, tout en incarnant un leadership charismatique reconnu de tous.
Son parcours, guidé par un profond sens de l’intérêt général, restera un exemple d’implication au service de la population. Il laisse le souvenir d’un élu proche de ses administrés, attaché aux valeurs de solidarité et de responsabilité.
En cette douloureuse circonstance, le maire et le conseil municipal de Capesterre-Belle-Eau adressent leurs plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à la population de Lamentin. »
Rody Tolassy, député européen (RN)
« C’est avec une profonde émotion que j’ai appris le décès de José Toribio, ancien maire de Lamentin et figure emblématique de notre territoire. En pleine campagne pour le deuxième tour des élections municipales et communautaires de 2026, la Guadeloupe perd un homme dévoué, passionné et profondément attaché à sa commune et à ses habitants.
José Toribio a marqué l’histoire politique de Lamentin par son engagement sans faille, sa proximité avec les citoyens et sa capacité à allier vision et action concrète pour le développement local. Son parcours, inspiré par l’exemple de son père et forgé dans l’amour du service public, restera
pour tous un modèle de courage et de constance.
Pour ceux qui l’ont connu, José était un homme accessible, franc et généreux. Il savait écouter, comprendre et agir avec détermination.
Aujourd’hui, sa disparition laisse un vide immense dans le cœur de sa famille, de ses proches et de tous ceux qui, à Lamentin et au-delà, ont
partagé son combat pour un territoire plus juste et plus solidaire.
En ces heures douloureuses, je tiens à adresser mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à tous les habitants de
Lamentin. Que l’héritage de José Toribio continue d’inspirer chacun d’entre nous dans notre engagement pour la Guadeloupe. »
Médhi Keita, secrétaire général du Parti socialiste guadeloupéen
« Il est des hommes dont le nom seul suffit à faire vibrer une terre. José Toribio était de ceux-là. Aujourd’hui, Lamentin ne pleure pas seulement un ancien maire ; il pleure une part de son identité, un morceau de son histoire qui s’en va rejoindre les ancêtres.
José n’était pas un homme de salons feutrés ou de discours technocratiques. C’était un homme de terrain, un homme de racines. De ses débuts au Parti Socialiste Guadeloupéen jusqu’à la Présidence d’honneur du parti Socialiste Guadeloupéen, il a toujours porté en lui cette flamme : la défense des plus humbles, la voix de ceux qu’on n’entendait pas.
Il aimait dire que sa boussole, c’était Lamentin. Et Lamentin le lui rendait bien. Il connaissait chaque ruelle, chaque famille, chaque souffrance. Il ne dirigeait pas avec des statistiques, il dirigeait avec ses tripes et son cœur.
On ne peut évoquer José sans parler de sa force de caractère. C’était un « migan » de convictions. Parfois rugueux, souvent provocateur, mais toujours debout. En politique, il a connu les sommets de la puissance et les traversées du désert. Mais jamais, au grand jamais, nous ne l’avons vu renoncer.
Il était un orateur hors pair, capable de soulever une foule par la seule force de sa parole, une parole imagée, directe, profondément guadeloupéenne. Il rappelait à chacun que la dignité d’un peuple ne se négocie pas.
Au-delà des joutes électorales, José Toribio laisse derrière lui une œuvre concrète. Il a transformé sa commune, il a cru en la jeunesse du Lamentin, il a bâti des ponts entre les générations. Pour beaucoup d’entre nous, engagés aujourd’hui dans la vie publique, il a été une école. Une école de la résilience, une école de l’audace.
Il nous a appris qu’un élu n’est rien sans son peuple, et que la politique, c’est avant tout l’art de rester fidèle à ses origines. Aujourd’hui, l’adversaire s’incline, l’ami pleure, et le citoyen se souvient.
José, tu as mené ton dernier combat. La fureur des débats s’est tue. Il ne reste que le silence des champs de canne de Lamentin et le murmure de la brise dans les arbres de la place de la mairie.
Tu rejoins désormais les grands noms de notre panthéon local. Tu pars avec la satisfaction de celui qui a tout donné, sans tricher avec ses sentiments.
Au nom de l’ensemble des camarades et du Parti Socialiste Guadeloupéen, Je présente mes sincères condoléances a Maryline son épouse a sa famille, a ses très proches collaborateurs (Patrick, Gladys, Benjamin.)
Adieu José. »
Jocelyn Sapotille, maire de Lamentin
« C’est avec une émotion profonde que je m’adresse à vous aujourd’hui. José Toribio nous a quittés.
Pour beaucoup, il était l’ancien Maire de Lamentin (1990-2001 / 2008-2014).
Pour moi, il était bien plus. Il était celui qui m’obligeait à gérer l’amitié et l’adversité politique à la fois.
Cette dualité est rare, mais elle était le socle de notre respect mutuel. José était un homme de pensée, un érudit formé aux Sciences Politiques et au Droit Public à Paris.
On pouvait le combattre avec vigueur — et nous l’avons fait — mais on ne pouvait que s’incliner devant son intelligence et son originalité de vue.
Dans une arène politique parfois superficielle, lui, il défendait ses convictions avec force et une vision claire.
Lamentin perd un enfant né sur ses terres en 1951, un maire aimé qui a marqué notre mémoire collective.
En signe de respect : parce que notre commune est en deuil, j’ai décidé que l’installation du nouveau Conseil municipal se limiterait strictement aux obligations légales. La partie festive est reportée. La dignité prime aujourd’hui sur la célébration.
Mes pensées les plus sincères accompagnent sa famille et ses proches dans cette épreuve.
Repose en paix, José. Ta trace à Lamentin est indélébile. »
Michel Hotin, maire du Gosier
« C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que j’ai appris le décès de José Toribio.
Figure majeure de la gauche guadeloupéenne, José Toribio a incarné un engagement politique vibrant, entièrement dédié à sa commune le Lamentin, qu’il a dirigée pendant 17 ans.
Visionnaire et bâtisseur audacieux, il a propulsé sa commune parmi les plus dynamiques et influentes sur les scènes culturelle et artistique, érigeant la culture en véritable moteur de rayonnement et de cohésion. La première médiathèque de Guadeloupe porte son empreinte, symbole fort de son ambition de rendre la culture et le savoir accessibles à tous.
Orateur hors pair, doté d’un phrasé à nul autre pareil, il savait porter les idées avec force, conviction et élégance, marquant durablement celles et ceux qui l’écoutaient. Son engagement et son sens du collectif resteront gravés dans les mémoires.
En ces moments douloureux, je tiens, au nom du Conseil municipal, à adresser mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin. »
Ary Chalus, président de Région Guadeloupe
« C’est avec une profonde tristesse et une vive émotion que le président du Conseil régional, Ary Chalus, a appris le décès de l’ancien maire de Lamentin José Toribio, survenu à l’âge de 74 ans.
Avec sa disparition, la Guadeloupe perd l’une de ses figures politiques les plus emblématiques, un travailleur acharné, un homme de culture et un défenseur passionné de son territoire.
Issu d’une famille profondément engagée dans la vie publique, José Toribio s’inscrit très tôt dans une tradition de service héritée de son père, René Toribio, lui-même figure politique majeure de la Guadeloupe.
Après des études brillantes, notamment en droit public et en études politiques à l’Université Paris II Panthéon-Assas, il fait le choix, en 1979, de revenir en Guadeloupe pour mettre ses compétences au service de son territoire.
Élu au Conseil général en 1992, il s’impose rapidement comme un bâtisseur, un homme de conviction, animé par une forte volonté d’agir pour le développement économique et social de son canton ; il aura durablement marqué l’institution.
Fondateur de la « Gauche Alternative », José Toribio laisse le souvenir d’un élu passionné, cultivé et ouvert sur le monde, maîtrisant plusieurs langues et nourrissant un intérêt constant pour les enjeux politiques locaux comme nationaux.
En cette douloureuse circonstance, le président du Conseil régional salue la mémoire de cet homme d’engagement et de conviction, dont l’action aura contribué à façonner la vie publique guadeloupéenne.
Au nom de l’ensemble des conseillers régionaux et en son nom propre, le Président Ary Chalus adresse ses condoléances les plus sincères à sa famille, à ses proches, ainsi qu’aux administrés de Lamentin. »























