Guadeloupe. Petit Bourg : une plénière sur les zones de menaces graves pour les vies humaines 

La plénière du conseil municipal de la ville de Petit-Bourg s’est déroulée autour de la thématique des zones de menaces graves pour les vies humaines mercredi 14 octobre.

Cette réunion plénière a été effectué en présence des services de l’Etat et des représentants de 15 communes de Guadeloupe concernées par le sujet. 

La réunion plénière du conseil municipal de la mairie de Petit-Bourg s’est effectuée autour du projet de convention cadre autour de la mise en sécurité des populations vivant en zones de menaces graves pour les vies humaines dans 15 communes de Guadeloupe.

Pour ce faire les services de l’Etat, la Préfecture et la DEAL, l’EPF et l’agence des 50 pas géométriques se sont joints au maire et représentants de 15 communes de Guadeloupe (Basse-Terre, Bouillante, Capesterre Belle-Eau, Deshaies, Gourbeyre, Goyave, Grand-Bourg, La Désirade, Petit-Bourg, Pointe-Noire, Saint-Francois, Sainte-Anne, Terre-de-Bas, Trois Rivières et Vieux-Habitants) pour parler du contenu de la convention. 

David Nebor :

Cette convention, qui n’a pas été signée en fin de session mais qui devrait être signée prochainement, prévoit de passer à une phase de mise en place des solutions pour les personnes concernées par les zones de menaces graves pour les vies humaines.

Ces solutions consistent premièrement à une relocalisation de ces personnes avant une seconde phase d’aménagement des zones afin que d’autres personnes ne s’installent pas dans les bâtis concernés.

« Aujourd’hui, nous avons recensé le bâti parce que c’est ce que nous pouvons voir sur les cartes. Ce bâti est occupé par des ménages dans plusieurs situations, situations permanentes ou non permanentes, et le passage à la phase opérationnelle sera justement de passer logement par logement pour définir les situations et par la suite proposer des solutions adaptées à chaque cas. Nous sommes à 450 bâtis recensés sur les 15 communes et nous pensons que cela concerne 200 familles », explique Jean-Yves Saussol, directeur de la DEAL. 

Jean-Yves Saussol :

L’accord cadre permet de mettre une méthodologie à suivre par les différents services de l’Etat qui travailleront en collaboration avec les mairies. Chaque situation sera gérée au cas par cas ce qui rend plus compliquée la mise en place de protocoles génériques.

Par ailleurs, une partie du travail se concentrera autour des ménages afin de les convaincre d’accepter le relogement et les solutions proposées.

« La convention va permettre un meilleur accompagnement par les services de l’Etat mais surtout d’affiner le danger et la connaissance du terrain. Elle permettra à l’Etat de mettre les moyens financiers adéquats pour faire face à ces situations. Ce n’est pas une affaire financière ou technique c’est d’abord une affaire humaine, donc il y a des ateliers et de la concertation à organiser avec les populations concernées », précise David Nebor, maire de Petit Bourg. 

Rony Saint-Charles :

La plénière du jour s’est achevée sur une visite de terrain de certaines zones identifiées comme menaces graves pour la vie humaine. 

Tafari Tirolien 

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