Depuis tôt ce matin, l’entrée de Jarry par Moudong nord — accès derrière la clinique des Eaux Claires — est bloqué par un petit groupe de manifestants.
Si la plupart des barrages établis dans la nuit sont levés par les forces de l’ordre et surveillés pour éviter qu’ils ne soient à nouveau établis, deux barrages tiennent bon : celui du pont de Pérou, à Capesterre Belle-Eau, où les forces de l’ordre sont actuellement en intervention, et celui de Moudong nord.
A Pérou Capesterre Belle-Eau :

Sur ce dernier barrage, ce ne sont pas des petits jeunes du quartier qui sonrt en face des forces de l’ordre mais des adultes, certains d’âge mûr, hommes et femmes, qui semblent déterminés et argumentent qu’ils sont ici chez eux, pas les forces de l’ordre, qu’ils ont des problèmes dse vie chère, qu’ils ne paieront jamais l’eau, comme ne l’ont pas payée leurs parents, etc.



Le face à face est déterminé, les uns refusant de livrer le passage, les autres voulant débarrer… sans faire de casse, certains manifestants n’hésitant pas à bousculer les gendarmes, les repoussant avec les bras… l’un d’eux, plus vif que les autres, a d’ailleurs été isolé et placé dans l’abribus voisin.
Une dame est montée dans une poubelle et pour éviter qu’on la déplace refuse d’en sortir et crie des slogans vers les gendarmes : « Reculez, reculez ! »
Mêmes slogans d’ailleurs répétés en boucle par les gendarmes.
Plus loin, au mégaphone, en entend : « Dernière sommation, nous allons… etc. » C’est un officier de gendarmerie, à la tête d’un groupe important, qui s’apprête à venir renforcer ceux qui sont devant les manifestants pour libérer les pneus qui entravent la circulation entre Petit-Bourg et Pointe-à-Pitre.
























