Une intervention conjointe de la DAAF, de la police municipale et de l’association SPA Guadeloupe a permis de sauver un malinois.
Dans le cadre de ses missions relatives à la protection animale, la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF) est intervenue le 27 janvier 2026 sur la commune de Baie-Mahault, en coordination avec la brigade d’intervention de la police municipale et l’association SPA Guadeloupe, à la suite d’un signalement faisant état d’une situation de maltraitance animale.
Sur place, les agents ont découvert une chienne de race malinoise, âgée de 11 ans, dans un état de dénutrition avancé, le corps marqué par un amaigrissement extrême.
L’animal était attaché à un arbre, maintenu sans protection et sans soins. Son état physique, squelettique, témoignait d’une privation prolongée et d’un manquement grave à ses besoins vitaux.
Malgré cette situation de grande souffrance, la chienne s’est montrée d’une douceur remarquable, recherchant le contact humain, sans agressivité, même après une longue période de négligence. Un comportement qui rappelle à quel point les animaux peuvent rester confiants, même lorsqu’ils sont gravement maltraités.
L’animal a pu être mis en sécurité et pris en charge par une structure spécialisée, où les soins nécessaires lui seront prodigués afin de lui permettre de retrouver des conditions de vie compatibles avec son bien-être.
La mobilisation conjointe et efficiente de la DAAF, de la police municipale et de l’association SPA Guadeloupe s’inscrit dans la continuité des actions menées sous l’égide des parquets du département pour faire cesser et prévenir les situations de maltraitance animale.
Cette intervention rappelle que l’abandon et les mauvais traitements infligés aux animaux constituent des infractions pénales, susceptibles de poursuites judiciaires. Le Code pénal, dans son article 521-1, prévoit que l’abandon d’un animal domestique, apprivoisé ou captif est passible de sanctions lourdes. La peine encourue pour un tel acte est jusqu’à trois ans d’emprisonnement et une amende de 45 000 euros.
























