Guadeloupe. Une conjoncture encourageante malgré quelques fragilités

François Groh, directeur régional de l’IEDOM, et Domion Gordon, responsable des statistiques, ont présenté le quatrième trimestre de 2025 et les perspectives de ce début d’année 2026.

Qu’ont-ils dit ? Que la conjoncture est « encourageante, malgré quelques difficultés. »

François Groh :

Tout d’abord, François Groh a parlé des statistiques nationales : l’économie est plutôt en bonne forme avec une croissance de 0,9%, une inflation maîtrisée à 2%, dont une inflation hors énergie et alimentaire à 1,6%.

Le taux de chômage est en légère hausse à 7,8%.

En Guadeloupe, les chefs d’entreprise ont un meilleur moral, avec un accroissement de deux points du climat des affaires.

« L’activité est mieux orientée, les délais de paiement de raccourcissent, du moins c’est le sentiment des chefs d’entreprises », commente François Groh. L’inflation est faible, +0,6% dans le quatrième trimestre, 1,2% sur un an.

Pour 2026, il devrait y avoir un maintien global de l’activité, avec une trésorerie soutenue, u mondre effort d’investissement cependant.

Qualifier le quatrième trimestre ? « Bon », lance François Groh.

La conjoncture « est meilleure », selon les chefs d’entreprises.

S’il y a une reprise, il y a aussi des fragilités. l’investissement privé est délétère, regrettent les deux spécialistes, la consommation des ménages se contracte légèrement sur un an. Les dépôts de dossiers de surrendettement sont toujours en hausse.

Il y a, cependant, des signes de reprise, avec un nombre d’offres d’emplois qui augmente, certains chefs d’entreprises embauchent. Il y a une dynamique entreprenariale. ce qui se traduit par un record de création d’entreprises au quatrième trimestre, en hausse de 23%, mais aussi des défaillances en nombre.

Pourquoi ? « Parce que le tribunal de commerce s’est mieux organisé pour nettoyer les fichiers, éliminer les entreprises qui ne sont plus actives. Ils font la chasse aux entreprises mortes », explique François Groh.

En fait, c’est la fin des fameux PGE (prêts garantis par l’Etat de la période Covid), qu’il a fallu rembourser. Donc de nombreuses entreprises n’ont pas pu rembourser et sont défaillantes. A retenir que 50% des entreprises non aidées disparaissent au bout de 3 ans.

Secteur par secteur, comment se porte l’économique locale ? Les points positifs sont le commerce et le tourisme, le BTP se replie, avec moins de commandes, des permis de construire en moindre quantité. Cependant, les mises en conformité progressent.

Domion Gordon indique qu’il y a des chantiers en cours ou à venir qui donnent de l’espoir : la nouvelle structure de la maison d’arrêt de Basse-Terre, pour 44 millions d’euros, le centre pénitentiaire en cours d’égrandissement (43 millions d’euros), les travaux au port, la modernisation du T1 de l’aéroport international, des hôtels, les investissements dans les quartiers par cap Excellence, le plan eau…

Pour ce qui est du tourisme, plus de passagers à l’aéroport avec de nouvelles lignes, notamment vers le Canada, donc plus de nuitées touristiques, plus de travail pour les loueurs de voitures.

Pour ce qui est du commerce, le secteur est résilient, les entreprises indiquent que l’activité est en hausse. Les prix sont ajustés.

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