L’association Phyto-victimes a tenu une réunion de renseignement jeudi 22 janvier à la maison de quartier Les Sources à Capesterre Belle-Eau.
L’occasion pour l’association de présenter son travail auprès des victimes d’empoisonnement professionnel. Cette réunion sera suivie d’une seconde réunion qui se tiendra au Moule aujourd’hui.

Beaucoup de personnes venues assister à cette réunion pour avoir plus d’informations sur la marche à suivre afin d’obtenir des indemnisations en cas d’empoisonnement professionnel aux pesticides.
Ismaël Vouteau 64 ans, atteint du cancer de la prostate, a récemment complété son dossier avec l’aide de l’association. Il a dit : « Je suis suivi depuis 2020, mon état s’est aggravé en 2023 et en 2025 j’ai été opéré. Depuis, je suis chez moi, je n’ai plus d’entrée d’argent, heureusement que j’ai des enfants qui m’aident à payer les factures », a-t-il expliqué.
Fils d’agriculteur, il a toujours travaillé dans le domaine de l’agriculture, notamment en tant que chauffeur livreur de produits phytosanitaires.
Durant cette période, il a notamment fourni les exploitations agricoles avec le chlordécone et d’autres pesticides. « Je prenais les précautions, gants, masques, à mes frais », ajoute-t-il. Cela n’a pas suffit…
Antoine Lambert :
Dans son cas l’indemnisation s’applique car il a été mis en contact avec les pesticides dans le cadre de sa fonction.
Durant la présentation, le président de l’association Phyto-victimes, Antoine Lambert, a affirmé que le dispositif lancé en 2020 est prévu uniquement pour les professionnels de plusieurs domaines, comme l’agriculture, l’espace vert, la dératisation…
Afin d’être éligible il faut également avoir une pathologie comme le cancer de la prostate, une maladie du sang ou encore la maladie de Parkinson. L’indemnisation peut par ailleurs concerner en cas de décès les époux et épouses des victimes ainsi que leurs enfants dans un cadre plus restreint.
Murielle Dorville, adjointe au maire de Capesterre Belle-Eau :
L’association basée en France étend ses activités en Guadeloupe et en Martinique afin de permettre à tous ceux qui peuvent être éligibles de pouvoir profiter de ces indemnisations. Elle profite notamment dans le cadre du plan chlordécone d’une subvention qui lui permet de suivre les victimes.
Elle offre un accompagnement gratuit et une aide à la préparation des dossiers ainsi qu’un suivi pour toutes les victimes.
Tafari Tirolien























