Selon le bulletin de surveillance épidémiologique de Santé publique France, le nombre de cas confirmés de chikungunya était stable la semaine dernière.
Depuis la détection du premier cas de chikungunya en Guyane à la fin du mois de janvier, 38 cas ont été biologiquement confirmés par les laboratoires hospitaliers et de ville. Le virus circule majoritairement dans le secteur du Littoral ouest, où 86 % des cas ont été enregistrés, et trois foyers sont actuellement en cours de suivi.
Le nombre de cas cliniquement évocateurs vus en consultation dans les CDPS (Centres délocalisés de prévention et de soins) et hôpitaux de proximité, ainsi que le nombre de passages aux urgences pour chikungunya dans les trois sites hospitaliers du CHU, restent faibles. La surveillance hospitalière a permis d’identifier 14 cas hospitalisés, sans décès.
38 cas biologiquement confirmés
Le nombre de cas confirmés était stable la semaine dernière par rapport à la semaine précédente, avec 14 confirmations biologiques enregistrées. Au total, 38 cas ont été biologiquement confirmés sur l’ensemble du territoire. L’âge médian des personnes qui ont contracté le chikungunya est 37 ans, avec 35 % d’hommes.
La majorité d’entre eux (86 %) résident dans le secteur du Littoral ouest, parmi les autres :

- 3 résident sur l’Ile de Cayenne,
- 1 dans le secteur des Savanes,
- 1 hors Guyane
- 1 est en cours d’investigation.
Depuis le début de la surveillance, 14 cas confirmés de chikungunya ont été hospitalisés dans un des trois sites du CHU de Guyane. « Ce nombre, relativement élevé par rapport au nombre de cas confirmés, reflète le fait qu’actuellement les demandes de diagnostic sont majoritairement faites à l’hôpital pour des patients se présentant avec un tableau clinique nécessitant plus souvent une hospitalisation, précise Santé publique France. D’autre part, une hospitalisation plus fréquente en début d’épidémie pourrait également expliquer cette tendance. »
Parmi ces cas, 8 ont été classés comme formes communes (dont 6 provisoires), 5 comme formes inhabituelles (dont 3 provisoires) et 1 comme forme sévère (provisoire).
Enfin, 11 de ces cas présentaient des facteurs de risque et/ou des comorbidités.

























