Engagement de Gérald Darmanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, la création de la cité du ministère de la Justice à Saint-Laurent du Maroni a débuté.
Lors de son déplacement en Guyane, en mai 2025, Gérald Darmanin avait fait de la modernisation des infrastructures judiciaires ultramarines une priorité. Un an après avoir présenté le site de la future cité du ministère de la Justice de Saint-Laurent du Maroni, le lancement des travaux de ce projet majeur pour l’ouest guyanais est effectif.
Secrétaire générale du ministère de la Justice, Carine Chevrier, a présidé, avec Antoine Poussier, préfet de la Guyane, la cérémonie de pose de la première pierre de la future cité du ministère de la Justice de Saint-Laurent du Maroni, lundi 6 juillet.
Jean Seither, directeur des services judiciaires au ministère de la Justice, Lénaïck Adam, maire de Saint-Laurent du Maroni et Benoist Apparu, directeur général de l’Agence publique pour l’immobilier de la Justice, étaient également présents.
L’infrastructure, qui devrait être livrée en 2029, devrait renforcer les capacités d’accueil des juridictions et améliorer les conditions de travail des magistrats, des fonctionnaires et l’accueil des justiciables.
« Ce projet immobilier inédit fait partie des trois opérations de grande envergure initiées par le ministère de la Justice représentant un investissement de 500 millions d’euros, pour faire face à l’augmentation constante de l’activité judiciaire sur le territoire guyanais », indique le ministère de la Justice.


Un site hybride : tribunal, centre pénitentiaire, unités éducatives…
La cité judiciaire de Saint-Laurent du Maroni devrait permettre « de mettre fin à la surpopulation de l’établissement pénitentiaire de Rémire-Montjoly et de rapprocher le service public de la Justice des citoyens ouest-guyanais, avec la réhabilitation du palais de justice historique de Cayenne qui a été effectuée, mais également la création d’un tribunal judiciaire de plein exercice et du nouveau tribunal administratif de Cayenne sur ce territoire en pleine expansion. »
Ce site unique regroupera pour la première fois sur le territoire national :
- un centre pénitentiaire de 495 places comprenant un quartier local contre la criminalité organisée (QLCO),
- un tribunal judiciaire,
- une antenne du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP),
- des unités éducatives de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), des espaces communs de formation et de restauration.
Un chantier qui contribue à adapter les équipements publics face à la très forte croissance démographique de la Guyane (+2,4% annuels entre 2013 et 2019 d’après les recensements officiels), et au rapprochement du service public de la Justice pour les populations de l’ouest guyanais, parfois très éloignées.
Positionné à l’entrée de la ville de Saint-Laurent du Maroni, et au coeur d’une zone d’aménagement de l’opération d’intérêt national (OIN) de Guyane, le site crée un marqueur important pour l’aménagement urbain de Saint-Laurent du Maroni.
Le chantier porte des objectifs économiques et sociaux ambitieux pour le territoire avec l’emploi de près de 900 personnes à terme (emplois directs, indirects et induits).
Pour aller plus loin
La cité du ministère de la Justice de Saint-Laurent du Maroni constituera également l’un des éléments emblématiques du projet d’aménagement du secteur Margot, qui fait partie de l’opération d’intérêt national (OIN) de la Guyane. Ce projet, mené en étroite collaboration avec les services de la Ville, de la Préfecture et de l’Etablissement public foncier et d’aménagement de la Guyane (EPFAG), participera pleinement au développement du territoire ouest-guyanais.
Outre l’ensemble des services déconcentrés du ministère de la Justice, la cité accueillera une cellule socio-économique, dispositif spécifique à ce territoire et dédié notamment au recrutement local et à l’insertion par l’activité économique.
La réalisation de ce projet nécessitera 150 000 heures d’insertion professionnelle par l’activité économique en phase chantier avec 300 personnes travaillant simultanément sur le chantier. Le budget de ces travaux représente 21% du montant total du marché consacré à des entreprises locales.
La construction privilégie l’utilisation de matériaux à faible émission de carbone. Le projet a été pensé pour « offrir un véritable confort thermique tout en limitant au maximum les besoins la consommation d’énergie grâce à sa conception bioclimatique avec un système de ventilation naturelle. »
























