Guyane. La dialyse à domicile débute à Saint-Laurent du Maroni

Depuis fin octobre, un patient de Saint-Laurent-du-Maroni effectue ses séances de dialyse à son domicile, après une formation de trois mois à l’Atirg (Association pour le traitement de l’insuffisance rénale en Guyane) sur le générateur S3 (Physidia) et à l’autoponction.

« La dialyse quotidienne présente moins de contraintes que la dialyse conventionnelle en centre. Elle correspond à 6 jours de dialyse par semaine durant deux heures et demie maximum, contre quatre heures trois jours par semaine pour la dialyse conventionnelle, indique l’Association pour le traitement de l’insuffisance rénale en Guyane. Les patients dialysés quotidiennement peuvent choisir leurs horaires de dialyse, ce qui leur permet de reprendre une activité professionnelle s’ils le souhaitent, de voyager plus facilement… »

Ce ne sont pas les seuls avantages mis en avant par l’Atirg : « Sur le plan clinique, les patients présentent moins de fatigue, une tension plus équilibrée, une anémie régulée. De façon générale, ils témoignent d’une amélioration de leur qualité de vie. »

L’Atirg attend le retour d’expérience du premier patient, le chanteur, auteur-compositeur et producteur Henri Placide, avant de généraliser cette modalité, probablement à partir d’avril. « C’est un projet qu’avait lancé le Dr Roura. La dialyse à domicile pourra être proposée à des patients qui sont déjà en autodialyse, qui vivent loin des centres ou ont une activité professionnelle. Il est important de souligner que tout patient en dialyse à domicile déjà inscrit sur liste de greffe ne perd pas le bénéfice de son inscription. »

Sur ce point, l’Atirg a reçu, l’an dernier onze appels de greffe, dont sept ont abouti. Depuis le 1er janvier, deux patients ont déjà été greffés.

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