L’Initiative de la société civile (ISC) tire la sonnette d’alarme sur le processus électoral en cours, alertant sur le risque d’infiltration de partis liés aux gangs parmi les plus de 300 formations politiques enregistrées par le Conseil électoral provisoire (CEP).
« L’ISC craint que parmi les 300 partis politiques qui se sont inscrits, ne se soient glissés des partis qui ont entretenu et alimenté ces gangs qui détruisent le pays », a averti l’ISC. S’il y a infiltration de ces partis politiques dans le processus électoral, l’ISC a signalé que cela risque de conduire à une remise en question de la crédibilité même des prochaines élections.
Face à ce danger, l’ISC a appelé à une réaction ferme des institutions concernées. « La Justice, la Police judiciaire et le CEP doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour que ces politiciens, fossoyeurs de la nation, ne puissent se présenter aux élections et revenir sur le devant de la scène pour continuer leur travail de destruction », a indiqué la note de presse.
En plus de ce risque d’infiltration, l’ISC a noté par ailleurs, le ralentissement des avancées sécuritaires qui peut affecter l’organisation des prochaines compétitions électorales. En effet, l’ISC a fait remarquer que les promesses sur le déblocage par les forces de l’ordre de récupérer des axes routiers occupés par les bandits avant le 7 février 2026 n’ont pas été tenues, rappelant que c’est l’une des conditions essentielles à l’organisation des élections.
L’ISC a également mis en garde contre certaines décisions techniques susceptibles d’affecter la participation électorale. « La nouvelle inscription des électeurs risque de retarder les élections et d’exclure une bonne partie de l’électorat », lit-on dans la note de presse publié le 18 mars 2026. L’ISC a plaidé en ce sens, pour l’utilisation de la carte Dermalog et des registres de l’Office national d’identification (ONI) comme base pour la constitution de la liste électorale.
Sur la question du financement politique, l’organisation rappelle les dérives du passé. « Le facteur déterminant pour réussir aux élections, c’était l’argent », a souligné l’ISC dans la note, appelant à un strict respect des règles encadrant les financements.
L’ISC a exhorté le ministère de l’Économie et des Finances (MEF), l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) et la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) à assurer un contrôle rigoureux concernant le plafonnement du financement de la campagne électorale.
« Pour sortir véritablement de cette crise sans précédent dans laquelle le pays est embourbé, il faut non seulement des élections dans la sécurité, mais des élections démocratiques, honnêtes et crédibles », conclut la note de presse.
Source : Le Nouvelliste
Lien : https://lenouvelliste.com/article/265459/elections-linitiative-de-la-societe-civile-alerte-sur-le-risque-dinfiltration-de-partis-politiques-lies-aux-gangs

























