Jour J-2 avant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition.
Les États Unis, principal géniteur de cette structure, se prononcent sans équivoque sur son avenir. L’Oncle Sam s’oppose à toute prolongation de mandat.
Après avoir dépêché trois navires de guerre dans la baie de Port-au-Prince, les Américains, à travers leur ambassade, ont rappelé au CPT que ses jours sont comptés, tout en assurant leur support au premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
« Alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition prend fin le 7 février, nous soutenons le leadership du Premier ministre Fils-Aimé dans la construction d’une Haïti forte, prospère et libre », peut-on lire dans une publication de l’ambassade des États Unis sur X, reprenant une autre publication du commandement Sud qui faisait état de la présence des navires de guerre.
« Sur instruction du Secrétaire à la Guerre, les navires USS Stockdale, USCGC Stone et USCGC Diligence sont arrivés dans la baie de Port-au-Prince dans le cadre de l’opération Southern Spear. Leur présence reflète l’engagement indéfectible des États-Unis en faveur de la sécurité, de la stabilité et d’un avenir meilleur pour Haïti. La Marine américaine et les garde-côtes des États-Unis réaffirment leur partenariat et leur soutien afin de garantir une Haïti plus sûre et plus prospère », avait écrit le commandement Sud sur X.
La publication de l’ambassade des États-Unis ce mercredi 4 février 2026 est en droite ligne avec le support exprimé au Premier ministre Alix Didier Fils Aimé depuis plusieurs semaines. Le chef du gouvernement a fait l’objet de deux tentatives de révocation en novembre dernier et à la mi-janvier. Lors de la dernière tentative, les États-Unis se sont opposés à tout changement de gouvernement à quelques semaines de la fin du mandat du CPT. Au moins cinq conseillers présidentiels, instigateurs de cette démarche, ont été sanctionnés par le Département d’État américain.
La prise de position américaine survient également dans un contexte de multiplication d’initiatives pour le contrôle de la transition post-CPT. Un regroupement de partis politiques et d’organisations sociales, avec l’ancien sénateur Jean Renel Sénatus en tête, ont annoncé lundi 2 février avoir choisi le président de la Cour de cassation Jean Joseph Lebrun comme futur président de la transition. D’un autre côté, 3 conseillers présidentiels, Edgard Leblanc, Leslie Voltaire et Louis Gerald Gilles, sont également à l’origine d’un “dialogue inter haïtien” à l’issu duquel les participants ont opté pour un collège présidentiel de trois membres, dont un doit provenir de l’actuel CPT, pour diriger le pays après le 7 février 2026.
Source : Le Nouvelliste

























