Les forces kényanes engagées dans la MMAS transformée en FRG ont déjà entamé leur retrait du pays.
Les forces kényanes engagées dans la MMAS transformée en FRG ont déjà entamé leur retrait du pays. Ce, pour faire place aux soldats et policiers de la nouvelle Force de répression des gangs.
Au moins deux contingents ont déjà quitté le pays. À cela s’ajoutent d’autres contingents tels que ceux de la Jamaïque, du Bahamas, entre autres. La FRG est censée commencer à être déployée début avril.
Entretemps, des inquiétudes demeurent sur le vide que pourrait engendrer le départ de ces contingents, particulièrement ceux du Kenya sur le terrain.
Le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Vladimir Paraison, a fait part de ses préoccupations ce jeudi, lors de la 6e conférence de la Table Sectorielle sur la Sécurité (TSS). Cet atelier a été organisé par le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH).
Selon M. Paraison, la PNH est en train de perdre sa deuxième ligne de défense, assurée par les Kényans, sur les théâtres d’opérations. « Cela se fait sentir à Croix-des-Bouquets, à Delmas, au centre-ville », a-t-il révélé. Louant le travail de la mission kényane, il appelle au plus vite au déploiement des éléments de la FRG pour combler ce vacuum sur le terrain.
M. Paraison a insisté sur la nécessité de sauvegarder les progrès réalisés jusque-là par les forces de sécurité. À titre de progrès, il a évoqué des territoires récupérés particulièrement au centre-ville de Port-au-Prince, à Delmas, à Kenscoff et dans la région de l’Artibonite.
Les préoccupations du directeur général de la PNH rejoignent celles du maire de Kenscoff, Massillon Jean. Selon lui, depuis le retrait annoncé des forces kényanes, celles-ci ne sont plus remarquées dans sa commune. Ce qui lui fait craindre une remontée des attaques criminelles.
« Depuis quelques jours, nous sommes en alerte. On a enregistré des attaques au niveau de Téléco et à Nouvelle Touraine. La PNH est en sous-effectif dans la commune. Il faut faire le nécessaire pour éviter le pire », a-t-il plaidé.
Source : Le Nouvelliste


























