Jugés « inacceptables » par les maires de Fort-de-France, du Lamentin, de Schœlcher et de Saint-Joseph, les « graves dysfonctionnements » qui affectent actuellement le réseau de transport sur le territoire de la CACEM* et leurs conséquences humaines et économiques sont pointés du doigt.
« La population est prise en otage par une situation qui ne peut plus durer », dénoncent, dans un communiqué commun, les maires de la CACEM. Les premières victimes sont les plus vulnérables :
- des élèves et étudiants empêchés de se rendre à l’école, au collège, au lycée ou à l’université, compromettant leur réussite ;
- des personnes âgées, isolées, privées d’accès aux soins et aux services essentiels ;
- des travailleurs, confrontés à des retards répétés ou à l’impossibilité de rejoindre leur emploi.
« Au-delà de ces difficultés humaines, cette crise engendre également de lourdes conséquences économiques », poursuivent les élus de la CACEM :
- des entreprises désorganisées, contraintes de ralentir ou suspendre leur activité ;
- des commerces pénalisés par la baisse de fréquentation ;
- des salariés fragilisés, exposés à des pertes de revenus ou à des sanctions professionnelles ;
- une activité économique globale affaiblie, impactant durablement l’attractivité et le dynamisme du territoire.
« Cette désorganisation porte atteinte à la dignité des usagers et fragilise profondément la cohésion sociale et économique de notre territoire. Le transport public n’est pas un service accessoire, mais un droit fondamental garantissant l’égalité des chances et le bon fonctionnement de la vie économique. »
Les maires appellent à « un sursaut collectif »
Les maires affirment qu’ils ne toléreront plus que la population et le tissu économique subissent les conséquences de blocages répétés. Ils se tiennent prêts à prendre toutes les initiatives nécessaires pour défendre les intérêts des administrés et préserver l’équilibre économique du territoire. Ils exigent :
- le rétablissement immédiat d’un service minimum effectif et fiable ;
- la prise de responsabilités claire de l’ensemble des acteurs concernés ;
- l’ouverture sans délai de négociations sérieuses et encadrées, avec un calendrier précis et des engagements concrets.
Les 4 maires des communes membres de la CACEM appellent à « un sursaut collectif » et à « un sens des responsabilités à la hauteur des enjeux humains, sociaux et économiques » que traverse aujourd’hui le territoire.























