Une vive altercation entre les policiers et les lycéens a éclaté mardi 6 octobre lors des manifestations devant les lycées de Jardin d’Essai, du LGT Baimbridge et de Chevalier-Saint-Georges. Les policiers ont utilisé des grenades lacrymogènes pour éparpiller la foule, ce qui a créé des mouvements de panique. Le calme est revenu aux alentours de 10 h 40 devant les trois établissements.


Les pancartes des lycéens au sol, des carcasses de grenades lacrymogènes, des lycéens en pleurs à cause des gaz, tentant de se protéger les yeux et les voies respiratoires.
Aux alentours de neuf heures, la route menant aux trois lycées (lycée Jardin d’essai, LGT Baimbridge et Chevalier-Saint-Georges), situés sur le boulevard des Héros aux Abymes, était une véritable scène de chaos.
La police venait de disperser les lycéens à l’aide de grenades lacrymogènes. La foule de manifestants été rapidement repoussée jusqu’au niveau des écoles maternelles et primaires d’Anquetil.
« Nous étions en train de faire des interviews avec les médias pour leur faire part de nos revendications et la police a commencé à nous gazer, alors qu’on ne les touchait pas, qu’on ne les agressait pas », déclare Norlane, l’une des lycéennes prises dans les gaz lacrymogènes.
De nombreux élèves ont dénoncé la violence policière qu’ils ont jugée gratuite alors qu’ils menaient une manifestation pacifique devant leurs établissements respectifs. « Ils ont vu que nous étions nombreux et ça les énerve de voir notre mouvement prendre de l’ampleur », ajoute Noema.
Jean-Francois Moniotte, sous-préfet :
Du côté des forces de l’ordre, on affirme que la manifestation des lycéens a été infiltrée par des « fauteurs de troubles », selon Jean-Francois Moniotte, sous-préfet de Pointe-a-Pitre. Ils auraient envoyé des « mortiers d’artifices » en direction des policiers qui ont répondu par des tirs de lacrymogènes pour éparpiller la foule.
Une théorie contredite par les lycéens qui affirment que « les policiers ont attaqué la foule d’élèves sans qu’il y ait eu de provocations préalable. »
« Il y a même eu un groupe d’élèves dans le mouvement de panique qui ont demandé aux policiers de pouvoir se mettre derrière eux pour échapper aux gaz et ils les ont gazés quand même », explique Noema.
Un groupe d’élèves a échangé avec le sous-préfet de Pointe-à-Pitre afin de s’expliquer sur les événements de la matinée.
Des lycéens témoignent :
Mardi était le second jour de manifestation pour les lycéens de Guadeloupe. Les lycéens du Jardin d’Essai, de Baimbridge et du lycée Chevalier-Saint-Georges avaient décidé de se rassembler pour faire une seule manifestation réunissant les revendications des trois lycées. Malgré les différences entre les établissements, ces revendications restent semblables et concernent principalement la sécurité, l’hygiène et les conditions d’apprentissage.
Par ailleurs les lycéens ont affirmé qu’ils manquaient de professeurs dans certaines matières pour travailler convenablement.
Sur le plan national, le Premier ministre a annoncé la suspension des cours dans les lycées de France jusqu’à la fin de la semaine.
Tafari Tirolien
Deux lycées fermés demain
Demain mercredi 7 octobre, les établissements scolaires fonctionneront normalement et accueilleront les élèves., affirme le rectorat.
Néanmoins, à titre préventif et suite aux événements survenus ce jour, le recteur de région académique a décidé de la fermeture de deux établissements :
- Lycée Gerty-Archimède
- Lycée Faustin-Fleret
Le rectorat invite les élèves et les familles à rester attentifs aux consignes transmises par les chefs d’établissement en cas d’aménagements spécifiques.


























