Son dernier concert en Guadeloupe remonte à 2016, sur la scène du festival Terre de blues, à Marie-Galante. Dix ans plus tard, Gordon Henderson est attendu pour deux dates, vendredi 27 et samedi 28 mars, à L’Artchipel-Scène nationale de Guadeloupe. Avec le mythique groupe Exile One de la Dominique.
Gordon Henderson ne sera pas totalement dépaysé à Basse-Terre, où il est attendu pour deux concerts. Le leader du légendaire groupe Exile One garde d’excellents souvenirs de ses nombreuses prestations dans la région. « Dans la grande période de playback, je suis passé plusieurs fois au Swing Club, à Saint-Claude, et dans la discothèque de Jacquy Dulice, La Plantation, à Gourbeyre ! », raconte-t-il.
Vos concerts des 27 et 28 mars en Guadeloupe s’inscrivent dans une tournée caribéenne ?
Gordon Henderson : Je n’ai jamais arrêté de tourner, mais à chaque fois que j’avais une invitation pour la Guadeloupe, il y avait toujours un imprévu qui nous a obligés à annuler. Je suis régulièrement en tournée : j’étais au festival de Fort-de- France, en Martinique, et aussi avec Simon Jurad. Je suis assez souvent à La Réunion, j’étais au World Creole Music Festival de la Dominique. Je n’arrête pas de tourner ! Cette fois, je ne viens que pour la Guadeloupe. Ensuite, nous verrons s’il est possible de programmer des dates en Guyane.
Ma dernière prestation en Guadeloupe remonte à une bonne décennie : j’avais joué à Lakasa, à Baie-Mahault et au Festival Terre de blues, à Marie-Galante.
Et la Dominique ?

Etant plutôt aux Etats-Unis et dans l’Hexagone, je visite la Dominique, mon pays natal, de temps en temps. D’ailleurs, l’orchestre qui m’accompagne vient de la Dominique.
En plus de 40 ans, Exile One a su faire la transmission avec la nouvelle génération ?
Exile One a compté environ 67 musiciens, depuis 1973. Une bonne partie des musiciens qui faisaient partie du groupe ne sont plus. Ceux qui restent ont plus de 70 ans aujourd’hui : il fallait renouveler l’équipe. Exile One aujourd’hui, ce sont des jeunes.
Quel répertoire proposerez-vous pour vos deux concerts à L’Artchipel ?
Il y aura peu de nouveautés. Nous interpréterons le répertoire de l’époque : plusieurs chansons d’Exile One sont devenues des standards, interprétés dans plusieurs autres pays et dans plusieurs autres langues. Les gens qui suivent la musique cadence-lypso attendent ces standards.
Comment a évolué le public d’Exile One au fil du temps ?
En Guadeloupe, je vais découvrir si les choses ont changé en 10 ans ! Je dis toujours avec fierté que la dernière fois que j’ai fait un spectacle à La Réunion, j’ai été frappé de constater que les deux premiers rangs étaient occupés par des personnes âgées et en fauteuil roulant. Et, derrière elles, il y avait trois générations : les grands parents, les parents et les enfants ! S’il faut illustrer le répertoire d’Exile One, pour moi, il y a la génération Aki Yaka et la génération Fraîche. Et ce ne sont pas les mêmes ! J’ai hâte d’être en Guadeloupe pour voir comment le public a évolué !
Entretien : Cécilia Larney
Gordon Henderson en concert vendredi 27 et samedi 28 mars, à 20 heures, à L’Artchipel-Scène nationale (Basse-Terre). Tél. 05 90 99 97 22.
























