Après New York, mercredi, le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart est au pays pour présenter Résistance, son nouveau projet, à L’Artchipel de Basse-Terre, samedi 3 octobre.
Sorti fin août, Résistance, nouvel album de Jacques Schwarz-Bart fait l’objet d’une tournée internationale qui le conduit naturellement en Guadeloupe.
Entre mémoire et transmission, le saxophoniste tenor, installé à Boston, transcende un quotidien où le déni de démocratie devient une norme pour poser un acte de résistance par sa création musicale.
À l’autoritarisme ambiant, le saxophoniste oppose une insolente liberté. Son album est conçu en trio (saxophone, batterie, contrebasse) avec des artistes qui n’ont plus rien à prouver. Jacques Schwarz-Bart a fait appel au batteur guadeloupéen, Arnaud Dolmen, multi-primé, deux fois lauréat des Victoires du Jazz, et à Reggie Washington.
« J’ai décidé de m’élever au-dessous de ma colère et de ma tristesse pour le monde. »
Jacques Schwarz-Bart, saxophoniste tenor.
« Quand Donald Trump a été élu, j’ai décidé de me mettre à l’écriture de ce projet, le soir-même, explique Jacques Schwarz-Bart. C’était ça ou entrer en dépression ! J’ai décidé de m’élever au-dessous de ma colère et de ma tristesse pour le monde. De jour en jour, malheureusement, toutes les prédictions se confirment…, mais j’ai trouvé la manière de résister personnellement. »
L’album Résistance comporte plusieurs références à la Guadeloupe, dont Violetta [NDLR : Violetta Chaville, ambassadrice de la cuisine créole, présidente emblématique de l’Association des cuisinières de Guadeloupe], Monte pli ho, Kok a lambi, Sarah [NDLR : Sarah Maldoror, réalisatrice d’origine guadeloupéenne], Nèg Mawon… Comme une dédicace – musicale – à la Guadeloupe et un témoignage au monde.
« Comme d’habitude, je suis la dynamique du Tout-monde : il faut être à la fois de chez soi et de partout. Il y a cet ancrage très profond dans notre écriture et en même temps, cet apport du jazz et d’autres musiques me donnent une perspective et me permettent d’apporter ma touche personnelle à mon interprétation de nos musiques traditionnelles. »
Basse-Terre, Paris, New York
Tout juste arrivé de New York où il s’est produit, mercredi 30 septembre, Jacques Schwarz-Bart sera sur la scène de L’Artchipel de Basse-Terre avec « une équipe de choc », annonce-t-il.
Cette prestation unique aura des allures d’exercice de transmission. « Entre Arnaud Dolmen et Sonny Troupé, le jeune batteur guadeloupéen, Dylan Choisy amène un souffle magique dans son art. Tout le monde se l’arrache à Paris ! Vyctor Nyberg sera à la contrebasse : il a travaillé avec moi sur l’album Soné ka la 2. Luan Pommier, qui a été mon élève à Berklee, s’est très tôt distinguée. Je tenais à ce qu’elle participe à cet événement et j’espère l’inviter de façon plus régulière. »
Après cette première présentation de Résistance en Guadeloupe, samedi 3 octobre, Jacques Schwarz-Bart se produira à Paris, du 15 au 17 octobre. De retour en Guadeloupe, le 18 octobre, le consulat de France à New York l’accueillera, le 20 octobre. Soyez parmi les premiers à découvrir son nouvel album en live !
Cécilia Larney
Basse-Terre, L’Artchipel. Samedi 3 octobre, à 20 heures. www.lartchipel.com.

























