OPINION Eau potable : plaidoyer pour un sursaut guadeloupéen

Josette Borel-Lincertin souhaite qu’une feuille de route soit décidée pour la structure unique de gestion de l’eau et de l’assainissement .
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J’ai pris l’habitude de me garder de tout triomphalisme, s’agissant du dossier de l’eau potable qui a connu un nouveau développement après la Conférence territoriale de l’action publique (CTAP) de ce mercredi.

Je publie ici mon propos introductif à cette réunion que j’avais demandée à deux reprises par courrier au président de Région en souhaitant qu’elle rassemble tous les présidents d’EPCI et le représentant de l’Etat, afin de décider d’une feuille de route partagée vers la structure unique de gestion de l’eau et de l’assainissement.

Hélas, une fois encore, cette occasion d’unité a été manquée. Et cette impossibilité de « faire ensemble » me peine et me navre.

Certes, une volonté d’avancer a été affichée. Avec le souci que le Conseil départemental ne soit en rien un élément bloquant dans ce dossier, j’ai accepté le principe d’accompagner le projet de Syndicat mixte ouvert (SMO) incluant la CARL, la CANBT, la CANGT et la Région.

Je l’ai fait en m’engageant, malgré le contexte difficile dans lequel évolue ma collectivité, à y apporter 5 millions d’euros. Mais, je reste persuadée que nous manquerons notre objectif si nous ne parvenons pas à y inclure d’emblée Cap Excellence.

Après avoir entendu, ce jeudi matin, l’interview sur RCI Guadeloupe du ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, je comprends en effet que le Gouvernement se montrera peut-être encore plus soucieux de notre unité que nous ne le sommes nous-mêmes, en nous contraignant à un SMO décidé par la loi pour qu’y figure l’ensemble des EPCI.

Pour que nous évitions cela, j’espère donc un sursaut guadeloupéen.
Ce sursaut qui n’est hélas pas venu au moment de l’humiliante réquisition préfectorale qui nous a dépossédés de cette compétence locale.

Ce sursaut qui n’est pas non plus venu quand l’Etat a décidé d’engager la dissolution du Siaeag alors que tout démontre aujourd’hui — comme je l’ai toujours dit — qu’elle serait une erreur et que le Siaeag pourrait continuer ses missions si l’on arrêtait d’organiser son insolvabilité.

Ce sursaut doit pourtant venir. Il doit venir pour que l’on arrête de jouer avec la patience et la confiance de nos compatriotes.

Josette Borel-Lincertin
Présidente du Conseil départemental de la Guadeloupe

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