PAR HERVÉ MARITON*
1er mai, fête du Travail, fête du travail et des travailleurs.
L’occasion de saluer l’ensemble de ceux qui produisent, font tourner les entreprises Outre-mer. Qu’ils soient ici salués et remerciés.
L’occasion aussi de rappeler combien le marché du travail – les marchés de nos différents territoires – est abîmé, déformé.
Il l’est par la part du travail informel et les autorités publiques ne sont pas assez actives sur ce sujet. Il l’est aussi par la part, non marginale, des activités liées à la drogue. Il l’est à la fois par la qualification trop faible d’une part de la population et la difficulté à faire revenir au pays les jeunes diplômés, formés en métropole.
Le marché du travail salarié est aussi déformé par la part prise par l’emploi public, important en nombre et bénéficiant de sur-rémunérations. La fluidité du marché est freinée par la carence des transports publics qui ne facilite pas la mobilité et constitue un frein supplémentaire à l’emploi des jeunes.
Les dispositifs spécifiques aux Outre-mer, comme les exonérations de charges sociales LODEOM, viennent, très partiellement, compenser les défauts du marché du travail.
On peut rêver d’un monde idéal où ces remèdes ne seraient pas nécessaires. Aujourd’hui, ils sont indispensables.
Le niveau de chômage Outre-mer est en bonne part le résultat des problèmes structurels dont les entreprises ne sont pas la cause. Il serait bien que les pouvoirs publics s’y attaquent avec la volonté, la force et la constance nécessaires.
*Pérsident de la FEDOM
























