« À quelques heures de la présentation du projet de loi de finances pour 2027, nous apprenons avec la plus grande préoccupation que l’ensemble des crédits nationaux consacrés au soutien de l’agriculture dans les outre-mer pourrait faire l’objet de réductions significatives » Ceux qui s’expriment ainsi sont des députés de la Guadeloupe : Élie Califer, Christian Baptiste, Max Mathiasin et Olivier Serva.
Dans un courrier au Premier ministre, Sébastieh Lecornu, ils précisent : « Au total, près de 24 millions d’euros de crédits seraient concernés. Rapportée au budget de l’État, cette somme peut paraître limitée. Pour nos territoires, elle est au contraire déterminante : une telle diminution aurait des conséquences immédiates sur le revenu des exploitants, la pérennité de plusieurs filières agricoles et, plus largement, sur la capacité des Outre-mer à renforcer leur souveraineté alimentaire.
Cette perspective est d’autant plus difficilement compréhensible que les soutiens accordés à l’agriculture hexagonale sont, dans le même temps, préservés ou renforcés, notamment au travers des dispositifs exceptionnels mis en œuvre pour répondre aux conséquences des épisodes de sécheresse. »
Que s’est-il passé ? Malgré leurs rodomontades, ces élus pèsent peu à Paris, moins qu’un député normand ou de la Beauce quand il s’agit d’arbitrer sur les fonds d’Etat.
Le courrier des parlementaires :

























