Tout au long de la journée, des réactions ont été rendues publiques après la déposition du président du Venezuela, Nicolàs Maduro. Le sénateur Dominique Théophile a réagi.
« L’intervention illégale des États-Unis sur le territoire du Venezuela, visant la capture d’un chef d’État en exercice, constitue un acte d’une gravité extrême et une violation flagrante du droit international.
Aucun État, quelle que soit sa puissance, n’a le droit de piétiner la souveraineté d’un peuple au nom d’intérêts géostratégiques, énergétiques ou économiques. Le droit international n’est pas un outil à géométrie variable, et la Caraïbe n’est pas un terrain d’expérimentation pour des rapports de force impériaux.
En tant que sénateur de la Guadeloupe, territoire du bassin caribéen, j’alerte sur les conséquences directes pour la Grande Caraïbe : instabilité régionale, tensions sécuritaires, risques migratoires accrus, fragilisation des équilibres économiques et énergétiques. Ces territoires insulaires paient toujours le prix des escalades décidées ailleurs.
Il me faut le dire avec force, ce ne sont pas les puissances étrangères qui font tomber les régimes, ce sont les peuples. L’histoire l’a démontré, partout. L’ingérence militaire ne produit ni démocratie durable, ni stabilité.
Et ce n’est malheureusement pas une première. La Caraïbe garde la mémoire des interventions américaines à Panama, à Cuba, à Grenade, en Haiti. À chaque fois, les mêmes discours. A chaque fois, des peuples durablement marqués.
La France, l’Union européenne et les instances internationales doivent condamner clairement cet acte, défendre sans ambiguité le droit international et œuvrer à la désescalade.
La Grande Caraïbe mérite la paix, le respect et la souveraineté. Pas la loi du plus fort. »
























